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lundi 10 décembre 2018
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BRVM : la bourse africaine la plus performante de l’UEMOA

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La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, est élue Bourse la plus rentable d’Afrique. Avec un indice de progression de 18,8 %, cette Bourse connait un fort dynamisme.

La Brvm à Abidjan

                                                                                                    La Brvm à Abidjan

La Bourse régionale regroupe les États membres de l’Union Économique et monétaires d’Afrique de l’Ouest (UEMOA). L’objectif global de l’Uemoa est de réaliser une intégration économique, à travers le renforcement de la compétitivité des activités économiques, dans un environnement juridique et harmonisé.

UN INDICE DE PROGRESSION DE 18,8 %

Dans un classement publié le 4 décembre 2015, la BRVM est classée comme la plus rentable en Afrique. Elle, connait un indice de progression de 18,8 % pour son indice composite. Cet indice composite montre l’évolution de toutes les actions du marché. La BRVM est un marché dont le PIB avoisine 18 458,8 milliards de FCFA. En marge de cette nette progression, Cette Bourse a dévoilé le 10 décembre 2015, son nouveau logo. Pour son directeur général, Edoh Kossi, ce nouveau logo remplaçait le globe où s’inscrivait BRVM par un sigle bien simple.

Par ailleurs, La Bourse régionale des valeurs mobilières constitue avec le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), l’une des deux structures de ce marché financier régional.

De décembre 2012 à octobre 2015, la capitalisation de la BRVM a presque doublé, passant de 4031 milliards de FCFA à 7 5000 milliards.

Néanmoins, la BRVM connait de nombreuses faiblesses. Ce marché boursier comprend deux produits financiers à savoir les obligations et les actions. Ce qui limite ses actions, d’où le coût élevé des transactions. Aussi, le volume des transactions et le nombre d’entreprises cotées sur cette place boursière sont faibles. La conséquence liée à ce faible volume de transaction, retarde la mise en œuvre du projet Pre-listting Compartiment (PLC) qui devrait justement permettre aux PME/PMI d’être présente sur le marché boursier régional.

Malgré ces handicaps liés au contexte autant qu’à la jeunesse de la structure, les perspectives d’évolution de la BRVM devraient être nettement favorables pour les prochaines années. Afin de concrétiser ces potentialités, plusieurs conditions ou directions sont cependant à réunir.

La première concerne la poursuite, et si possible le renforcement, de la croissance économique de l’UEMOA, point d’ancrage de la vitalité et de l’expansion du marché financier. Sur ce plan, les hypothèses sont optimistes et un taux de croissance annuel moyen d’au moins 6 % est escompté jusqu’à 2016 pour la sous-région. Ce taux pourrait sans doute être porté à un minimum de 7 % si la croissance s’accompagne d’une nette amélioration de l’environnement des affaires et d’une meilleure efficacité des administrations, qui transformeraient en profondeur nos économies et nos sociétés. La force de notre intégration régionale, souvent citée en exemple, pourrait alors être mise à profit pour amener tous les pays de l’Union dans un cercle vertueux de développement. Notre Bourse régionale, expérience unique au monde, serait bien placée pour être un des moteurs de cette évolution homogène. Sur cette base, l’objectif fixé à la BRVM d’entrer à bref délai dans le groupe des cinq plus importantes places africaines semble très réaliste et pourrait constituer une première étape tangible de notre consolidation.

Une seconde condition est la poursuite des transformations structurelles engagées pour rendre la BRVM plus attractive. Les directions déjà engagées sont pertinentes et pourraient être accentuées dans les meilleurs délais. Une nouvelle réduction des coûts d’entrée et de présence sur le marché, toutes commissions incluses, est d’abord souhaitable pour que les émetteurs puissent donner une préférence au recours au marché financier, en particulier par rapport aux crédits bancaires dont les conditions s’adoucissent régulièrement sous la pression d’une compétition accrue entre banques et du très faible niveau des taux internationaux. Cette baisse des coûts sera certes d’autant plus réalisable que les valeurs inscrites et les opérations effectuées seront plus nombreuses. Elle est cependant avant tout la conséquence de choix politiques que la BRVM et les différents acteurs du marché doivent assumer pour justifier leurs ambitions.

Pour conclure, la BRVM devrait consolider les garde-fous empêchant autant que possible les opérations à caractère spéculatif ou hasardeux. Tout impact négatif qui serait lié à de telles opérations aurait des effets dévastateurs sur la confiance qui commence à s’installer et projetterait notre région dans des espaces de turbulences évités jusqu’à présent.




7 thoughts on “BRVM : la bourse africaine la plus performante de l’UEMOA

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