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jeudi 29 juin 2017
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BURKINA : L’agression d’une femme accusée injustement de vol de bébé suscite la colère

Adja Diessongo, une musicienne burkinabè, a été brutalisée par plusieurs personnes, qui l’accusaient à tort, de vol de bébé. Cette situation a suscité des mécontentements qui ont abouti à une manifestation, le samedi dernier, à Ouagadougou, sous le slogan « plus jamais ça ».

Adja Diessongo accompagnée d’une centaine de personnes, ont effectué une marche pacifique, le samedi 27 Mai, en partant de l’avenue de l’insurrection jusqu’à l’endroit où la musicienne a été battue le 23 mai. Au cœur de cette marche, la dénonciation du « viol public de l’intimité d’une femme ». Amety Meria, de l’association burkinabè des femmes musiciennes, s’est adressée aux autorités en ces mots :

« Notre soutien à la victime et notre refus de l’incivisme, de l’impunité et de l’anarchie est pour nous comme une profession de foi, pour vous interpeller encore une fois sur les violences […] au Burkina ».

Des slogans comme, « Respect à nos maman », « Justice pour Adja divine » mais aussi « plus jamais ça », ont été des moyens d’expressions des contestataires. Depuis le 23 mai, jour de l’incident, des images présentant l’artiste Diesongo, entourée de jeunes personnes la rouant de coups, défilent sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Adja Diessongo, une musicienne burkinabè, a été brutalisée par plusieurs personnes, qui l’accusaient à tort, de vol de bébé / © DR 

La jeune dame serait juste allée prendre du lait pour son bébé, et ayant aperçu un contrôle de police, elle aurait voulu le contourner car selon elle, les papiers du véhicule n’étaient pas à jour. Malgré tous les appels au stop des policiers, elle continua d’avancer. Elle a affirmé avoir été poursuivie jusqu’à à la sortie d’une zone non lotie. S’étant arrêtée, elle a été escortée par la police. C’est alors que plusieurs jeunes se sont approchés : « Ils ont commencé à arracher mes habits, mes cheveux et à me taper partout en scandant que j’avais volé un enfant » a-t-elle ajouté.

A la suite de ces événements, la police a reconnu que ce jour là, aux environs de 11 H 45, des policiers en mission ont interpellé une dame qui a refusé de se soumettre. Dans le souci donc de comprendre ce qui se passait, deux hommes, dont un armé, ont suivi le véhicule de la dame, qui a été rattrapé dans le quartier « Nagrin » où elle fut immobilisée par des personnes en colère qui l’ont accusé de vol de bébé.

Cet incident a fait réagir l’opinion publique qui a décidé d’effectuer une marche pacifique dans le but d’attirer l’attention des autorités.




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