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CIV/ CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme) : Un collectif d’OSC se déchaîne contre la nomination de Mme Sangaré Namizata.

Un Collectif d’organisations de la Société civile ivoirienne réclame la démission de Méité Namizata, épouse Sangaré, ancienne Présidente de la CNDHCI (Conseil National des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire) et de Kouassi Kouadio Alfred, ancien Trésorier adjoint au sein de la nouvelle Commission centrale. 

Si rien n’est fait, les OSC se réservent le droit « d’attaquer cette décision de nomination d’experts auprès des juridictions nationales ou internationales pour la faire invalider ». C’est en ces termes que Drissa Soulama, le Coordonnateur National du FOSCAO (Forum de la Société Civile de l ‘Afrique de l’Ouest)  a dénoncé ces nominations au nom des OSC signataires dans une déclaration lors cours d’une conférence de presse, qui s’est tenue le lundi 4 mars à Abidjan.  

Avant d’attaquer le fond de sa communication, le porte-parole du collectif a rappelé la loi portant création de la nouvelle commission. A savoir  la loi N°2018-900 du 30 novembre 2018 a porté création du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), abrogeant ainsi les dispositions de la loi N°2012-1132 du 13 décembre 2012 instituant la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDH-CI).

Pour  le Coordonnateur National du FOSCAO, la désignation de ces anciens membres du bureau de la Commission Centrale de l’ancienne Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) n’est pas conforme aux Principes de Paris. A-t-il relevé. Et de poursuivre que Cela est une  « gravement atteinte à la crédibilité et à l’indépendance de notre institution nationale de promotion et de protection des Droits de l’Homme ». 

Le coordonnateur du FOSCAO-CI  recommande aux concernés « de remettre à qui de droit leur démission pour respecter leur serment du mandat passé et pour donner de la crédibilité et de la considération à l’ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine des Droits de l’Homme, dont la grande majorité croit encore aux vertus des engagements humanistes » soutient-il. 

Le collectif en appelle au  Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme de prendre toutes les mesures en sa possession pour faire respecter la lettre et l’esprit des textes régissant cette institution nationale des Droits humains, en faisant invalider la désignation de Méité Namizata, épouse Sangaré et de Kouassi Kouadio Alfred. « Son mandat en tant qu’ancienne présidente de la défunte CNDHCI est terminé. Il faut qu’elle parte et non revenir accepter un poste de nomination dans la Commission central du CNDH », a rappelé Soulama Drissa

Dans sa déclaration face à la presse, le collectif prend à témoin la Communauté Internationale. Notamment le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH), l’Alliance Globale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (GANHRI), le Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme (RINADH) sur la crise de confiance qui est en train de se dessiner entre la société  ivoiriennes et le CNDH.

Il  faut rappeler que ces Organisations de la Société Civile signataires de la déclaration sont le Forum de la Société Civile de l ‘Afrique de l’Ouest (FOSCAO), l’Action Concrète pour la Réconciliation des Peuples, le Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains, les Enseignants d’ici et d’ailleurs, le Soutien aux Prisonniers en Côte d’Ivoire (SOPCI), le Club Union africaine Côte d’Ivoire, le Secours Plus et le MIDJ.




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