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mardi 24 octobre 2017
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CÔTE D’IVOIRE : Le Gouvernement retire « momentanément » le vote du projet de loi sur la Presse

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Le « bras de fer » entre le Gouvernement et les organisations professionnelles des médias, au sujet des projets d’amendement des lois de la Presse, s’est estompé. En effet, le Ministre Bruno Nabagné Koné, a annoncé ce Mardi 30 Mai 2017, que le Gouvernement se donne « un peu plus de temps pour l’adoption des textes ».

Le Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, par ailleurs Porte-parole du Gouvernement Ivoirien, Bruno Nabagné Koné, s’est exprimé sur son compte Twitter. Ainsi, il ressort que ces projets de loi ont été retirés, du programme de la session plénière du Parlement qui se tiendra le mercredi 31 mai 2017. Selon lui, le but de cette action est d’analyser les critiques y afférentes :

« Le Gouvernement, à l’écoute des populations, décide de se donner un peu plus de temps pour l’adoption des textes de loi sur la Presse et de l’Audiovisuel. Cela laisse le temps au gouvernement d’entendre et d’analyser les critiques et de faire la pédagogie nécessaire pour ce type de texte ».

Bruno Nabagné Koné, Porte-Parole du Gouvernement Ivoirien / ©

Le 5 mai 2017, deux projets d’amendements des lois sur les médias ont été introduits par le gouvernement, à l’assemblée Nationale ivoirienne. Le premier modifiant la loi n°2004-643 du 14 décembre 2004 portant Régime juridique de la Presse et l’autre, modifiant la loi n°2004-644 du 14 décembre 2004 portant Régime juridique de la Communication audiovisuelle. Les Professionnels des médias, ainsi que les organisations auxquels ils sont affiliés, s’étaient vigoureusement opposés à l’adoption de ces projets de lois.

Lire aussi : Classement RSF 2017 : la liberté de la presse menacée en Afrique

Du coté des organisations de défense des Droits de l’Homme, plusieurs voix de protestation se sont élevées. Le Comité Ivoirien des Droits de l’Homme (CIDH), par la voix de son Président, FONDIO Vazoumana, a d’ailleurs estimé que « vouloir contrôler la presse qui est le quatrième pouvoir, par une loi répressive qui constitue une sorte d’épée de Damoclès n’est pas la solution ». A titre de recommandation, il a invité le Gouvernement à assurer la « garantie des libertés et des droits fondamentaux de l’Homme dans tous les domaines de la vie sociale ».




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