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Côte d’Ivoire : Le mode opératoire de l’élection du futur président de l’assemblée nationale divise l’hémicycle

L’élection du nouveau président de l’assemblée nationale se tiendra demain jeudi 7 mars 2019. Le mode opératoire des élections divise d’ores et déjà l’ensemble des députés de l’hémicycle.

Le 8 février dernier, Soro Kigbafori Guillaume a démissionné de la presidence de l’assemblée nationale. Mamadou Diawara, son intérimaire a indiqué lors d’une réunion à l’assemblée nationale que l’élection du nouveau président de cette illustre institution aura lieu demain jeudi 7 mars 2019.

Lors de la réunion, Mamadou Diawara a donné le mode opératoire des élections et les conditions d’éligibilité du scrutin. Le président intérimaire a indiqué que « tout député titulaire siégeant peut faire acte de candidature à l’élection du président de l’Assemblée nationale, mais le suppléant devenu député, quant à lui, ne peut être candidat. Chaque candidat est tenu de produire une déclaration de candidature revêtue de sa signature ». Poursuivant, il a précisé que « conformément à la constitution et au règlement de l’Assemblée nationale, notamment l’article 7 alinéa 1, 2, 3, cette élection a lieu au scrutin uninominal secret, à la majorité absolue des députés présents. Si cette majorité n’est pas acquise au premier tour, un deuxième tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête, dans un délai de quinze jours. Dans ce cas, l’élection est acquise à la majorité relative des suffrages exprimés. En cas d’égalité des voix, le plus âgé est élu ». 

Le mode opératoire de l’élection du futur président de l’assemblée divise l’hémicycle/ ©  DR

Jusqu’à ce jour, deux principaux candidats sont connus. D’un côté, Amadou Soumahoro dit « Tchomba » du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), soutenu par le Président Alassane Ouattara selon certaines indiscrétions, et de l’autre, Alfred Jérémie N’Gouan, candidat du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Si certaines règles trouvent l’assentiment des deux parties, ce n’est pas le cas du bulletin unique. Les partisans du candidat du PDCI-RDA ont condamné « la violation du caractère non impératif du mandat parlementaire », car selon eux, « il s’agit par ce mode opératoire de permettre au député de rendre compte de son vote à son groupe ». Ceux-ci entendent « prendre toutes les mesures appropriées afin de faire barrage à cette mascarade électorale ».

Notons que l’ex-président de l’assemblée nationale avait été sommé de libérer le « Tabouret » en raison de sa non-appartenance au Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et Paix (RHDP). « Si à partir du 26 janvier 2019, tu n’es pas Rhdp que tu sois président d’Institutions, sénateur …, vous libérez le tabouret », avait déclaré Adama Bictogo en prélude au congrès constitutif du RHDP. L’avenir nous dira si Alfred Jérémie N’Gouan, candidat du PDCI, loin du RHDP-unifié remportera le siège de la présidence de l’assemblée nationale pour lequel de hauts cadres du RHDP ont bataillé.   




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