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mercredi 12 décembre 2018
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Côte d’Ivoire : Trois ONG dénoncent la libération de Simone Gbagbo

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La libération de l’ex-première dame, grâce à une ordonnance d’amnistie du président Alassane Ouattara, le 6 août dernier, soulève des murmures au sein de certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG). La FIDH, le MIDH et la LIDHO ont dénoncé cette ordonnance, Hier jeudi 15 novembre.

 

Hier jeudi 15 novembre 2018, jour de la célébration de la paix, la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH), et la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO), ont demandé aux autorités ivoiriennes de revenir sur l’amnistie accordée aux 800 prisonniers politiques dont Simone Ehivet Gbagbo.

 

Selon ces trois organisations militantes des droits de l’homme, l’amnistie accordée par le président de la république « vise à anéantir les espoirs de justice des victimes qui ont participé depuis 2011 aux procédures judiciaires engagées ». Pour elles, cette décision est inacceptable car « elle ne garantit pas le droit à la justice des victimes de la crise post-électorale de 2011 ».

                            Simone Ehivet Gbagbo, ex-première dame de Côte d’Ivoire / ©  DR

Poursuivant sur la même lancée, ces ONG, ont indiqué dans leur communiqué que la paix durable ne peut se faire sans avoir jugé les responsables des crimes les plus sérieux. « Les précédentes amnisties de 2003 et 2007 n’avaient pas empêché la perpétration de nouveaux crimes graves. La paix durable en Côte d’Ivoire passe par la poursuite des auteurs des crimes les plus graves », ont-ils déclaré.

Le communiqué révèle par ailleurs que « le président de la République ne peut prendre d’ordonnance en matière de justice ou d’amnistie sans y avoir été habilité par l’Assemblée nationale ». Elles promettent aussi mener des démarches auprès des instances juridiques de la Côte d’Ivoire et des pays étrangers afin que les auteurs des crimes de la crise qui a secoué le pays ne restent pas impunis.

Ces ONG adoptent cette posture, alors que l’amnistie faite par le chef de l’Etat a été saluée par l’Union Africaine, et a occasionné la décrispation du climat politique en Côte d’Ivoire.




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