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Deloitte : Menace du secteur pétrolier

Les entreprises font face à des incertitudes géopolitiques, à la volatilité du prix des matières premières et à un manque de prédictibilité des politiques énergétiques.

Pétrole

Plateforme d’extraction du pétrole au Nigéria

Selon Reuters,  environ un tiers des producteurs de pétrole sont exposés à un risque élevé de cessation de paiement cette année en raison d’un accès restreint aux liquidités et d’une capacité réduite de désendettement, conclut une enquête du cabinet Deloitte.

Le cabinet d’audit Deloitte, dans son rapport, a mené une étude de plus de 500 entreprises d’exploitation et de la production de pétrole et de gaz naturel cotées dans le monde.

Ainsi donc, il estime à plus de 150 milliards de dollars (134 milliards d’euros) la dette globale des quelques 175 sociétés jugées menacées.

Une Faillite qui agite les économies africaines.

Au Nigéria, les raffineries publiques dirigées par la Nigerian Petroleum Corporationn (NNPC) ont subi, entre janvier et novembre 2015, des pertes estimées à 247 millions de dollars. Avec un pic de 8 841,63 millions de nairas en septembre et un creux de 139 millions de nairas en août, selon des statistiques fournies par la NNPC.

En janvier 2016, la production quotidienne de brut a connu une hausse de 252 800 barils; ce qui la porte à 1,949 million de barils par jour, comparativement au mois de décembre 2015 où elle était de 1.697 million de barils, rapporte The Guardian.
Ces chiffres ont stimulé la production totale des pays membres de l’OPEP qui passe à 32,33 millions de barils par jour pour cette période. Le 4 décembre 2015, à Vienne, l’organisation avait appelé ses pays membres à maintenir les quotas de production à 30 millions de barils sur une base quotidienne.
Pour rappel, entre décembre 2015 et janvier 2016, le prix du baril est passé de 37,95 à 30,35 dollars. Le cartel a révélé que les pays qui ont tiré la production vers le haut sont le Nigeria, l’Irak, l’Arabie Saoudite et l’Iran, tandis que l’Angola, le Venezuela ou encore l’Algérie enregistraient une baisse relative.

Si 95 % des producteurs de pétrole peuvent extraire du brut pour moins de 15 dollars le baril, grâce aux réductions de coûts et aux améliorations technologiques mises en œuvre depuis la mi-2014 (époque à laquelle deux tiers seulement du secteur pouvait produire à ce prix), cela pourrait être insuffisant pour certains, estime Deloitte.

Certaines entreprises ont fait le choix de liquider leurs couvertures pour récupérer des liquidités, une option risquée, ajoute l’étude.

Elle note par ailleurs que les sociétés de services au secteur pétrolier sont moins touchées par les dépôts de bilan que les producteurs eux-mêmes, ce qui peut s’expliquer par les besoins de fonds propres et donc d’endettement supérieurs des producteurs.

Sur les 53 sociétés du secteur qui ont déposé leur bilan au cours du quatrième trimestre 2015, seulement 14 étaient des fournisseurs de services et Deloitte estime que cette tendance devrait se maintenir à court terme.




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