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samedi 29 avril 2017
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Festival du Zanzan : A la découverte de la culture du district

Le rideau est tombé, le 04 septembre dernier, sur le 8e festival des danses, d’instruments de musiques et de Costumes traditionnels du Zanzan. Trois jours durant, le Chef-lieu de la région du Gontougo, Bondoukou, a réuni toutes les valeurs culturelles, artistiques et traditionnelles du district du Zanzan. Exhibitions, visites touristiques, conférences publiques, dégustation gastronomique, expositions… telles étaient les activités qui ont meublé l’un des plus grands festivals de Côte d’Ivoire du 31 août au 4 septembre. Cette année, le programme a été corsé par des innovations majeures. Au nombre de celles-ci, des représentations théâtrales, des projections de film…

De plus, le festival du Zanzan la présence d’une délégation du royaume Bron du Ghana.

La genèse du festival

Selon M. Kossounou Paul Marie, commissaire du festival des danses, d’instruments de musiques et de Costumes traditionnels du Zanzan , il s’agit d’un « festival patrimonial et institutionnel ». En effet, détaille t — il, cet événement est né de la volonté du ministère de la Culture et de la Francophonie de sauvegarder et de valoriser le patrimoine culturel national. D’où la mise sur pied d’un programme allant dans ce sens dont le festival en fait partie. Il participe donc à la pérennisation des valeurs culturelles et traditionnelles du district du Zanzan, regroupant les régions du Bounkani et du Gontougo.

« Il s’agit de mettre l’accent sur une collecte, en vue d’une sauvegarde de données et pour permettre aux jeunes d’avoir des réflexes, les pieds dans les fondamentaux culturels et qu’ils soient ouverts sur le monde » déclare le commissaire.

Les objectifs de cet événement culturel dans le Zanzan sont donc :

— Promouvoir les danses, les instruments de musique et de costumes traditionnels du district

— Engager le dialogue des cultures dans l’optique de la consolidation des rapports intercommunautaires

— Identifier et conserver la mémoire artistique et culturelle du district

Dans toutes les éditions de ce rendez-vous annuel, un thème fait l’objet de réflexion. Cette année, les travaux ont gravité autour du thème : « les arts et la culture, mémoire des peuples et de levier de la cohésion pacifique : le cas du Zanzan ».

Ce sont donc plusieurs activités qui ont fait l’objet d’attractions au cours de cet événement qui « grandit chaque année ». Au nombre de celles-ci, la danse constitue l’une l’activité phare du festival du Zanzan.

Le festival en danses…

40 troupes de danses parées de costumes traditionnels ont eu à exposer au grand jour tout le savoir-faire chorégraphique du zanzan. Issues des localités des régions du Gontougo et du Boukani, ces troupes de danse ont également mis en exergue les instruments folkloriques qui font la richesse de la culture du district. Une culture que le commissaire du festival qualifie « multiforme et riche ».

« De mémoire d’intellectuel, il est rare de voir autant de danses spécifiques. Nous en avons une centaine » explique celui qui fut Directeur général de l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC).

Découvrons quelques-unes :

— La danse Kodjo de Kokomian

C’est incontestablement l’une des plus belles attractions du festival du Zanzan en huit ans d’existence. Cette danse, exécutée à la base par des jeunes filles vierges, s’esquisse dans sa forme traditionnelle au clair de lune. Les danseuses, maquillées de Kaolin, seins à découvert, sont vêtues d’un cache — sexe rouge, tenu par une ceinture de fines perles enfilées. Comme parure capillaire, les « boules — boules », coiffure qui consiste à entasser des petites touffes de cheveux sur le tête avec des fils.

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Le Kodjo se déroule après les travaux champêtres et l’occasion pour les jeunes filles pubères de chanter les louanges de leurs amoureux. Elles forment un cercle, se tapent les mains et se jettent dans les bras à tour de rôle pour être projetées vers le centre.

— La danse « tout propre » de Kokomian

Rangée au nombre des danses de réjouissances, la danse « tout propre » est exécutée par les femmes au son des trompettes. Elles forment deux rangs et au centre, se trouve une femme dite awoulaba et elles avancent lentement.

— La danse Kouroubi

kouroubi

Cette danse est exécutée par les filles vierges lors de la nuit du destin, trois jours avant la fin du ramadan. Elles montent et s’asseyent sur un échafaudage et dansent en balançant les bras en tenant des queues de cheval, le tout au son du tam-tam joué par les jeunes hommes. Cette danse a une histoire. En effet selon la tradition, l’échafaudage s’écroule lorsque parmi les jeunes filles se trouve une qui n’est pas vierge.

— Le Komian de Tanda

komian

C’est une danse mystique qui a le mérite de transformer le cours des événements. Elle est exécutée par des prêtes traditionnels, purement démonstrative, au son de cinq tambours et de hochets en calebasse accompagnée de chants. La tenue des danseurs et un ensemble de tissu rouge et blanc, un chasse-mouches à la main et des grelots aux pieds.

— Le Bouri de Bouna

C’est l’une des danses phares de la région du Bounkani. Elle est en faite un hommage à un fétiche, le bouri, qui exige qu’on le présente, car dit — on, il déteste être entre quatre murs, on le sort donc lors des grandes cérémonies. Le Bouri est porté sur la tête par une jeune fille dans un pot en terre cuite recouvert d’une calebasse. Le corps de la porteuse est recouvert de kaolin et elle est accompagnée de danseuses portant une ceinture de cauris à la taille, et de danseurs ayant une coiffe de plumes. Au son du balafon, la danse s’exécute en couple. Face à face, celui-ci fait trémousser tout le haut du corps alors que la partie inférieure reste fixe.

Le festival du Zanzan en images

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Web redacteur ; Journaliste Radio


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