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mercredi 12 décembre 2018
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FMI : Une Croissance mondiale trop lente selon Maurice Obstfeld, conseiller économique et Directeur du Département des études

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Une étude a été menée par Maurice Obstfeld, conseiller économique et Directeur du Département des études du FMI. Pour lui, la croissance mondiale connait un ralentissement depuis trop longtemps.

 Maurice Obstfeld, Conseiller économique et Directeur du Département des études du FMI

        Maurice Obstfeld, Conseiller économique et Directeur du Département des études du FMI

En effet, la nouvelle édition des Perspectives de l’économie mondiale, publiée aujourd’hui, prévoit une légère accélération de la croissance cette année, de 3,1 à 3,2 %, puis en 2017, à 3,5 %. Cependant, nos projections continuent d’être progressivement moins optimistes au fil du temps. Ainsi, la révision à la baisse des prévisions s’explique par un ralentissement généralisé dans tous les pays. Ce fléchissement est le résultat d’une tendance que nous avons soulignée dans des éditions antérieures des Perspectives de l’économie mondiale. Comme toujours, les résultats diffèrent considérablement au sein des groupes de pays.

Cependant, le scénario central des Perspectives de l’économie mondiale semble aujourd’hui moins probable par rapport à d’éventuels résultats moins favorables. Le conseiller économique a présenté une approche en trois volets. Un volet monétaire, budgétaire et structurel pour soutenir la croissance mondiale et se protéger des risques qui pèsent sur ce scénario de référence.

Dans son analyse, Maurice Obstfeld a relevé quelques risques importants qui ralentissent l’économie mondiale. Au nombre de ses risques figurent les risques financiers et d’autres risques économiques.

Les marchés financiers mondiaux ont tous connu des turbulences, avec des ventes massives et brutales d’actifs risqués. S’ajoute également une augmentation de l’aversion pour le risque, une montée en flèche des écarts de taux sur la dette souveraine de pays émergents, ainsi que de fortes baisses des prix du pétrole et d’autres produits de base. Les marchés se sont redressés dans une large mesure les deux fois, mais les investisseurs ont sans doute réagi davantage que ne le justifiait l’évolution des paramètres fondamentaux, tant à la hausse qu’à la baisse. De nouveaux accès de volatilité risquent de se répercuter sur l’économie de manière plus générale. Comme l’indique la dernière édition du Rapport sur la stabilité financière dans le monde, ces fluctuations se superposent à une tendance continue au durcissement des conditions financières à l’échelle mondiale. La hausse des sorties nettes de capitaux des pays émergents constitue un des facteurs d’explication. Si la plupart de ces pays ont bien fait face à ces sorties de capitaux jusqu’à présent, comme indiqué dans la présente édition des Perspectives de l’économie mondiale, de nouvelles difficultés pourraient commencer à voir le jour.

Pour Maurice Obstfeld, dans beaucoup de pays, l’augmentation insuffisante des salaires et la montée des inégalités donnent l’impression que la croissance économique a profité aux élites mobiles et aux détenteurs de capital de manière disproportionnée, en laissant trop de personnes à la traîne. Une croissance plus faible renforce une réorientation vers des politiques autocentrées et nationalistes.

Pour pallier à ses insuffisances, le conseiller économique et directeur du Département des études du FMI recommande premièrement de renforcer le scénario de référence en affermissant la croissance. Deuxièmement, il s’agit de formuler des plans d’urgence au cas où ces risques se matérialisent.

Les dirigeants ne doivent pas ignorer la nécessité de se préparer à des résultats défavorables. Ils doivent établir des trains de mesures budgétaires et structurelles qui se renforcent mutuellement et qui peuvent être appliquées de manière collective à l’avenir au cas où les risques se matérialiseraient. En outre, il est vital de continuer de coopérer à l’échelle internationale pour améliorer le fonctionnement du système monétaire international et consolider la stabilité de la finance internationale afin d’assurer la résilience de l’économie mondiale. Des progrès considérables ont été accomplis à ce sujet depuis la crise financière mondiale, mais il reste du chemin à parcourir.
Avec les possibilités de dégradation qu’elle implique, la révision à la baisse des perspectives appelle à agir immédiatement et de manière préventive. Pour Maurice Obstfel,
« il n’y a plus guère de marge d’erreur. Mais en reconnaissant clairement les risques auxquels ils sont tous exposés et en agissant ensemble pour s’y préparer, les dirigeants nationaux peuvent renforcer la confiance, soutenir la croissance et se protéger de manière plus efficace contre les risques d’un déraillement de la reprise. »
 Affirme-t-il.
IMF-Rapport-REGIONALE.INFO

  Perspectives de l’économie internationale @Photo FMI @DR Autres Presses




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