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vendredi 14 décembre 2018
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Procès Gbagbo / Blé Goudé :La défense :  » Bensouda s’appuie sur des éléments de preuves approximatifs « 

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C’est au tour des avocats de Laurent Gbagbo, d’exposer ce lundi 1er février, les grandes lignes de la défense de l’ex-président ivoirien. Ils ont ouvertement mis en cause l’entourage du président Alassane Ouattara et aussi la France.

Durant ce procès, les avocats de Laurent Gbagbo vont s’atteler à « combler les silences du procureur et donner à voir un autre scénario ». Tels sont les objectifs clairs, énoncés par maitre Altit, avocat principal du prévenu. Pour lui en effet, Fatou Bensouda, aurait ignoré les exactions commises selon lui par les forces pro-Ouattara et le rôle joué par la France dans cette crise.

Contrairement aux affirmations de Fatou Bensouda, les avocats nient que leur client ait établi dès les années 2000, un plan meurtrier pour rester au pouvoir, mais il renvoie l’accusation sur son rival d’alors, accusé d’avoir « préparé sa prise de pouvoir par la force ». « La préméditation est avérée, Alassane Ouattara et ses soutiens voulaient se saisir du pouvoir par la force et la bataille d’Abidjan est la mise en application de cette stratégie. » Une prise de pouvoir qui, selon le principal avocat, se serait faite avec l’aide de mercenaires recrutés dès début 2010 au Burkina Faso. « Si ce sont les forces de sécurité qui étaient attaquées, tout le récit du procureur s’écroule et les preuves en ce sens sont innombrables. Si ce sont des groupes d’assaillants, organisés militairement et lourdement armés, qui lançaient des attaques et qu’une stratégie visant la prise du pouvoir par la force est discernable, alors le récit du procureur s’écroule », énumère l’avocat de l’ancien chef d’État.

La défense a aussi soutenu que les événements décrits par la procureure, notamment la marche d’Abobo ou celle de la RTI ne sont que des ripostes à des personnes armées. Elle n’a pas manqué de décrire l’environnement dans lequel les résultats de la présidentielle ont été annoncés.

Maitre Altit et son équipe ont également pointé du doigt le rôle joué selon eux, par la France. Ils accusent Paris d’avoir fourni des armes aux forces pro-Ouattara malgré un embargo décrété par l’ONU, et d’avoir appuyé en sous-main l’offensive qui a mené à la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011. « La France ne voulait pas d’une paix négociée ». Ils présentent Laurent Gbagbo comme étant « un homme de paix » qui paye les frais de sa lutte acharnée contre la France Afrique.

Demain, ce sera les Avocats du co – accusé, Blé Goudé, qui exposeront toute la journée.




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