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dimanche 25 juin 2017
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Ghana : le risque de surendettement pourrait s’accroître à l’issue de la prochaine émission obligataire prévue par le gouvernement (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) a émis des doutes quant à un probable surendettement du Ghana. Cette information de l’institution financière fait suite à l’intention des autorités ghanéennes d’emmètrent une émission obligataire dans les prochains mois à venir.

C’est dans ce contexte que le FMI, dans une réponse à une question de Bloomberg rapporté par l’agence ecofin note que : « Le montant des obligations dédié au financement de la dette et des arriérés accumulés par les entreprises publiques elles-mêmes augmenterait le stock de la dette publique […] Le Ghana reste à un haut niveau de risque de surendettement. Un assainissement budgétaire continu serait nécessaire pour réduire la dette du secteur public ».

Ghana : le risque de surendettement pourrait s’accroitre à l’issue de la prochaine émission obligataire prévue par le gouvernement (FMI). © : DR

En effet, le gouvernement ghanéen prévoit prochainement une émission obligataire sur les marchés internationaux à hauteur de 10 milliards de cedis (2,3 milliards de dollars) pour régler les dettes contractées par la société nationale d’électricité et les fournisseurs de services pétroliers publics auprès des banques et certaines institutions financières. En février 2017, le vice-président M.Bawumia a annoncé l’existence de dépenses non comptabilisées par le précédent gouvernement dans les budgets des dernières années, pour un montant total estimé à 7 milliards de cedis (1,6 milliard de dollars). Le déficit budgétaire pour 2016 serait en conséquence de l’ordre de 9 % du PIB contre 5,2 % initialement prévu. Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé que, compte tenu de ces éléments, les objectifs de croissance, de déficit budgétaire et d’excédent de la balance primaire initialement fixés pour 2017 ne pourraient être atteints.

Par ailleurs, le FMI a confirmé le maintien de son programme d’assistance budgétaire mis en place en avril 2015. Son expiration, actuellement fixée à avril 2018, pourrait être repoussée sous réserve d’un engagement de maîtrise des dépenses, notamment salariales, du nouveau gouvernement.tilisait des prélèvements sur le secteur de l’énergie pour le remboursement.

Lire aussi : Ghana : La Banque mondiale accorde un prêt de 2,4 milliards $ pour stimuler le secteur privé

Toutefois, les réserves de change ont légèrement progressé grâce au versement de l’aide du FMI et à l’émission d’eurobonds (750 millions d’USD) pour atteindre environ 4 mois d’importations en fin 2016. La dépréciation du cedi (-11 % en 2016 face au dollar) pourrait persister en 2017 en raison des annonces du gouvernement sur la situation budgétaire et en cas de sauvetage bancaire. Une évolution positive des négociations avec le FMI et le retour de la confiance des investisseurs sur la capacité de la nouvelle équipe gouvernementale à enrayer la dégradation des finances publiques devraient limiter son ampleur.

Notons que, le Ghana se trouve bien logé dans le classement des indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale. Sa stabilité politique est meilleure que celui de la plupart des pays de la région, bien que la faiblesse des infrastructures et les lourdeurs administratives entravent le développement de son secteur privé. Ses performances en matière de lutte contre la corruption sont en nette amélioration (98e en 2015 contre 103e en 2014).



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