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Koné Fantégué, Président de la FIATM3P : « Notre mission c’est le bien-être des accidentés du travail et des malades professionnels »

Koné Fantégué, président de la Fédération Ivoirienne des Accidentés de Travail et Malades Professionnels pour la Prévention et le Progrès (fiatm3p) à travers cet entretien, présente  sa structure, ses objectifs, également le bilan depuis sa création.

R.I: Comment se porte votre fédération ?

K.F: Je me nomme Koné Fantégué, président de la fiatm3p. La fédération se porte bien. Elle est en plein essor pour sa modernisation et sa structuration. Combien d’association revendique la fédération ? La fédération revendique à ce jour quatre associations. A savoir, l’association nationale des accidentés de travail de Côte d’Ivoire (ANATCI), l’union des mutilés du travail de Côte d’ivoire (UMUTRACI), l’organisation nationale pour le financement des projets des accidentés de travail de Côte d’ivoire (ONAFITPACI) et l’union nationale des accidentés de travail de Côte d’ivoire (UNATCI)

R.I: Qu’est ce qui a motivé la naissance de votre structure ?

K.F: Toutes les associations citées plus haut sont nées pour défendre le bien-être des handicapés. À ce titre, nous avons décidé de nous mettre ensemble d’où la création de la fédération pour parler d’une même voix pour le bonheur des accidentés de travail (AT) et des malades professionnels (MP) pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

                                  Le président Fantegué a la confiance de ses camarades

R.I: Combien d’adhérents compte-t-elle ?

K.F: Elle revendique plus de dix mille membres sur toute l’étendue du territoire nationale. Nous couvrons tout le territoire national. Alors, il faut savoir qu’à San Pédro, Boundiali, Ferké, Bouaké on y trouve beaucoup d’accidentés de travail ; qui sont pris en charge par la CNPS (caisse nationale de prévoyance sociale) de Bouaké. Ceux de San Pédro, Méagui sont pris en charge par la CNPS de San Pedro. Dites-vous que partout où il y a la CNPS, il y a également des accidentés de travail.

R.I: Peut-on savoir la provenance de vos financements ?

K.F: La fédération vit comme toutes les autres associations. Elle vit de la vente des cartes, de l’aide des partenaires, des bienfaiteurs et des cotisations exceptionnelles ou périodiques selon les cas de figures qui se présentent à la fédération.

R.I: Quels sont vos rapports avec des institutions comme la CNPS ?

K.F: Nous avons des rapports de partenariat avec la CNPS. Nos rapports sont cordiaux. C’est vrai, quelques fois nous avons des litiges. Nous ne nous attendons pas sur certains points. Mais, nous arrivons toujours à régler nos différends dans le dialogue, dans les échanges. Et lorsque le dialogue ne prime pas, nous avons d’autres voies de manifestations. Étant donné que nous sommes dans un pays de droit. La CNPS est un partenaire de premier plan de la fédération. Tous membres sont pris en compte par la CNPS. Même moi-même du point de vue des prestations liées aux accidents dont nous sommes victime. En termes de prestations, on peut parler des rentes, des indemnités journalières, du rachat, des allocations familiales etc… Il est important de noter que la CNPS joue bien son rôle. Etant donné que depuis un certain temps, elle a aspire au service qualité. Tous les services sont automatisés. Récemment, le contrôle médical a commencé à être automatisé. Elle va de l’avant. Aujourd’hui les accidentés se reconnaissent en elle.

R.I : Dans l’exercice de vos activités, avez-vous d’autres partenaires en dehors de la CNPS ?

K.F: Nous avons des partenaires tels que l’agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) qui est un partenaire privilégié de la fédération. Nous avons également des partenaires sociaux comme les officines pharmaceutiques, les cliniques dans lesquelles nous prenons des médicaments au frais de la CNPS. Nous recevons des soins au frais de la CNPS. Alors, toutes ces pharmacies ou cliniques sont des partenaires pour nous. Dans la mesure où grâce à nous, elles ont des prestations vis-à-vis de la CNPS. Du coup, on devient partenaire. Il y a aussi certains villages qui nous octroient des parcelles. Comme le village de N’Guinou (Bongouanou), Petit Yapo (Agboville) à l’est de la cote d’ivoire.

R.I: A la création de la fédération, quelles ont été les missions à lui assignées ?

K.F: La mission de la fédération était une mission étendue. Quand nous avons été élus le 28 mai 2016, nous avons trouvé une fédération affaiblie. Du fait de sa situation précaire. Nous avons décidé dans un premier temps d’élaborer un programme d’activité. Dans lequel nous avons mis en premier plan la construction de notre siège. Aujourd’hui, les accidentés sont fiers de leur siège. C’était le premier grand point de notre mission. Nous avons fait des dons de sang suivi d’une la distribution de kits scolaires. Nous avons un grand projet maraîcher à Bongouanou. Tout ceci, pour montrer que les accidentés veulent travailler. Nous avons aussi notre site internet à l’image de la fédération pour être vu de l’extérieur. Et véhiculer des messages à travers le monde. Notre mission, c’est aussi d’unir nos forces. D’où notre slogan. « Unir nos forces pour parler d’une seule voie »

R.I: Avez-vous des projets en cours de réalisation ?

K.F: Oui, évidemment. Dans la mesure où nous avons reçu 5 hectares de forêt à Agboville. Sur lequel nous allons réaliser des projets, comme des plantations de manioc, le maraîcher et l’élevage de porcs. Nous avons également un projet en cours à Arrah (l’est de la côte d’ivoire). Dans cette région, nous avons bénéficié aussi de 5 hectares de forêt. Nous allons réaliser une plantation de banane plantain. Pour la réalisation de tous ces différents projets, la CNPS a décidé de nous accompagner. Ces projets nous permettent de sortir les AT/MP de la pauvreté et la précarité.

R.I : Qui sont ceux qui travaillent sur ces différents sites ? 

K.F : A priori, ce sont les villageois. Et quand les choses avancent, nous les accidentés, nous nous joignons à eux. Et tous ensembles, nous faisons avancer le travail.

R.I : Pouvez-vous, nous faire le bilan de vos activités ?

K.F : Notre bilan est satisfaisant. À notre prise de fonction, nous avons trouvé une structure qui pouvait à peine démarrer une activité. La fédération est aujourd’hui dans un élan de croissance, de modernisation. Alors, nous avons pu réaliser la construction de notre siège. La cérémonie de don de sang et de la distribution de kits scolaires a pu se faire. La formation de nos membres en culture maraichère et élevage par l’Anader a pu se faire aussi. 

R.I: Peut-on savoir vos domaines d’interventions ?

K.F : Nous sommes dans un domaine purement associatif. Il s’agit des accidentés de travail de côte d’ivoire. Nous intervenons dans la promotion du bien-être des accidentés de travail et des malades professionnels. Nous avons des prestations liées à nos accidents auprès de la CNPS. Nous intervenons de sorte à ce que ces prestations soient versées normalement. Qu’il n’y ait pas de problème pour nos membres à avoir leurs différentes prestations dans un délai raisonnable. Nous faisons respecter le droit de nos membres auprès de la CNPS. Et ils sont les principaux bénéficiaires des projets de réinsertion socioprofessionnels. 60% des accidentés de côte d’ivoire sont laissés pour compte par leurs employeurs. Parce qu’ils ne sont plus productifs. Parce qu’ils sont mutilés. Et les plantations que nous créons justifient notre politique de réinsertion socioprofessionnel de nos membres.

R.I: Justement en plus de la CNPS, l’Anader et autres, vous êtes encore à la recherche de partenaires. Si vous avez ces partenaires, quel serait vos attentes vis-à-vis d’eux ?

K.F : Si nous avons des partenaires, nous attendons d’eux du matériel de travail. Le matériel informatique, didactique et roulant, les moyens financiers pour étendre nos projets.

R.I: Comment sont occupés, les accidentés de votre fédération ?

K.F: Pour certains AT/MP qui ne sont en fonction, nous les réinsérons dans les différents projets.

R.I:Peut-on savoir l’état psychologique dans lequel se trouvent les accidentés de travail ?

K.F: La majorité des AT/MP sont dans un état désespéré. Certains ont encore le moral haut. Mais nous faisons en sorte pour qu’ils aient la joie de vivre et le bonheur. Nous leur faisons comprendre aussi que la vie est devant. Nous sommes aussi pour l’amélioration de leur condition de vie.

R.I: Quel est aujourd’hui le rêve de votre fédération ?
Franchement, je souhaiterais faire de la fédération une structure qui aura les mêmes caractéristiques que les grandes institutions ; rehausser son image.

R.I: Un appel à l’endroit des partenaires.
K.F: Je lance un appel solennel au ministère des affaires sociales, au directeur Général de la CNPS pour un soutien total. La CNPS est aujourd’hui un IPS (institut pour la protection sociale) en côte d’ivoire. Pour qu’ils aient un regard positif sur la fédération qui est prête à rehausser l’image des accidentés de travail et des malades professionnels à travers le monde entier. Et s’ils nous font confiance nous ferons de grandes choses.

Interview réalisée par

 Mohamed Compaoré




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