Search
lundi 24 juillet 2017
  • :
  • :
Banner_Moov
Banner_SMS_Orange
Banner_MTN_Alerte_SMS

Le Bénin réclame ses œuvres d’art « volées » par la France en 1982

Les autorités béninoises relancent le sujet de l’exposition du patrimoine africain dans les musées étrangers notamment en Europe. Le 27 juillet dernier, le conseil des ministres béninois fait une demande à la France en vue de la restitution des œuvres d’arts emportées vers l’Hexagone en 1982.

C’est suite à une communication conjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministère du Tourisme et de la Culture, que le gouvernement béninois a adressé un courrier à la France.
Cette communication était « relative au retour, au Bénin, des objets précieux royaux emportés par l’armée française lors de la conquête de novembre 1892 ». Aujourd’hui exposées au Musée du Quai-Branly, ce sont plusieurs œuvres d’art dont le trône de Glélé, les récades, les portes du palais d’Abomey et des statues anthropomorphes représentant les rois d’Abomey. Leur nombre serait estimé à 5000 objets d’arts y compris dans les collections privées.

musée du quai Branly

Musée du Quai Branly / © DR

Dans un communiqué rendu public par le porte-parole du gouvernement, il ressort que :

« Le conseil a instruit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et le ministre du tourisme et de la culture à engager des négociations avec les autorités françaises et l’Unesco pour le retour au Bénin de ces biens culturels [ ] Les deux ministres rechercheront toutes les autorités compétences nationales et étrangères susceptibles de contribuer au recensement approfondi de tous les biens royaux emportés et repartis dans des musées à l’étranger et des collections privées ».

Pour l’heure, les autorités françaises n’ont pas encore apporté d’information officielle suite à cette demande, alors qu’il se pose la question de sa légitimé. En effet, la convention de l’Unesco sur le pillage des œuvres d’art et leur restitution à leur pays d’origine, datant de 1970 et complété par la convention Unidroit de 1995, a déjà permis de restituer des œuvres d’art comme le sceau du dey d’Alger, volée par l’armée coloniale française en 1830 et rendu à l’Algérie en 2003. Pourtant, selon la loi française « toutes les œuvres détenues dans les collections des musées de France sont inaliénables ».

De plus, une autre question se pose, celle de la capacité du Bénin à conserver ces œuvres d’art. A cela, il faut prendre en compte le fait que le Bénin dispose d’un musée installé dans les anciens palais royaux d’Abomey, qui, selon certains experts, est capable de conserver ces œuvres dans de bonnes conditions.

Banner_Moov
Banner_SMS_Orange
Banner_MTN_Alerte_SMS



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

Suivez nous également

Inscrivez-vous Recevez quotidiennement, l\\\\\\\'essentiel de l\\\\\\\'actualité par mail