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Le boycott de l’huile de palme ivoirien de retour?

Lors du salon international de l’agriculture de Paris en mars 2016, la Côte d’Ivoire, deuxième producteur d’Afrique de cet « or rouge », après le Nigeria, a présenté son produit aux visiteurs lors de ce salon. Les Européens semblent boycotter l’huile de palme ivoirien.

Photo DR Rédaction

     Photo DR Rédaction

En effet, l’huile de palme rapporte 550 milliards de francs CFA au pays par an, soit envions 850 millions d’euros. C’est environs 2 millions d’Ivoiriens qui vivent grâce à ce produit. Critiquées en Europe pour cause de déforestation massive, comment les autorités ivoiriennes abordent cette problématique ?

Le gouvernement ivoirien à travers son Programme National d’Investissement Agricole (PNIA), dans ses composantes relatives à l’amélioration de la productivité et au développement des filières, a décidé de la mise sur pied du 3e plan Palmier. L’on est tenté de comprendre la critique émise sur ce plan Palmier par les Européens. Pour le gouvernement, l’objectif à travers ce Plan national est de faire passer la production ivoirienne de 400 000 t d’huile de palme brutes aujourd’hui à 600 000 t en 2020. Mais d’où vient cette polémique sur l’huile de palme ivoirienne ?

Le gouvernement ivoirien a tenu à clarifier les choses après les propos de la ministre française de l’Écologie Ségolène Royal qui avait déclenché une véritable polémique. Elle affirmé : « L’exploitation massive de l’huile de palme conduit à une déforestation importante qui nous oblige à replanter de nombreux arbres. La déforestation contribue également au réchauffement climatique ». L’on a compris  les remous dans la filière par les autorités ivoiriennes après de tels propos. Il faut bien comprendre que Ségolène Royal faisait allusion aux plantations d’huile de palme se trouvant en Indonésie et en Malaisie, où de vastes zones de forêt sont coupées pour faire face à la production.

Ainsi, pour les autorités ivoiriennes, il fallait cesser d’émettre des amalgames autour de son huile de palme. La Côte d’Ivoire reste compétitive dans la filière au plan continentale, grâce à un verger de 210 000 ha réparti comme suit : 160 000 ha de plantations villageoises (PV) et 50 000 ha de plantations industrielles (PI). La filière selon les chiffres les plus récents, brasse un chiffre d’affaires d’un peu plus de 500 milliards de F CFA AVEC 200 000 emplois réguliers. La production de l’huile de palme représente 3,13 % du PIB ivoirien.




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