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mardi 25 juillet 2017
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PETROCI : Une grève illimitée entamée pour dénoncer la « mauvaise gestion »

Les agents de la Société nationale des pétroles de Côte d’Ivoire (Pétroci) ont entamé une grève illimitée pour dénoncer une « mauvaise gestion » de l’entreprise. Une grève sur fond de privatisation partielle annoncée.  

Le bras de fer est effectif entre les dirigeants de la Petroci et le personnel. Cette grève qui a été engagée sous la houlette du syndicat national des travailleurs des entreprises pétrolières de Côte d’Ivoire (SYNTEPCI), a pour but d’attirer l’attention du gouvernement ivoirien.

 

Dépenses faramineuses des dirigeants

Les employés de cette entreprise dénoncent les « folies dépensières » de leurs dirigeants, en l’occurrence de leur Directeur Général, Ibrahima Diaby. Ces derniers l’accusent d’effectuer « des voyages en jet privé », et de procéder à la signature de « contrats farfelus ». 

« Nous sommes en grève jusqu‘à ce que le gouvernement prenne ses responsabilités concernant la mauvaise gestion de Pétroci », a expliqué le porte-parole des employés, Ange-Didier Koutouan, interrogé par l’AFP.

Autre préoccupation des grévistes, la situation des salariés qui pourraient être emportés par la privatisation partielle annoncée par le gouvernement. En effet, lors d’un point de presse qui s’est tenu le 29 juin dernier, la directrice générale adjointe de la Petroci, Mme Barakissa Bamba, a soutenu que la gestion des activités « stations-services » sera cédée à Puma Energy. Cette cession aboutira à la création d’une société d’exploitation dont la Petroci détiendra 20% des parts. 

          Le bras de fer est effectif entre les dirigeants de la Petroci et le personnel / © DR 

 

Un plan social réclamé par les agents

C’est justement cette décision qui a amplifié les préoccupations des employés. A ce sujet, ils réclament « un plan social » : 

« Si nous ne pouvons pas aller contre une décision du gouvernement de filialiser ou de privatiser des secteurs alors qu’on nous mette en place un plan social pour que nous puissions partir dans un certain nombre de conditions », a expliqué Ange-Didier Koutouan à RFI. 

Du côté de la classe dirigeante, c’est le ton de l’apaisement qui est utilisé. A en croire, le Directeur Général de la société étatique, il n’y aura pas de licenciement : 

«  Le partenaire privé qui sera l’opérateur a choisi de ne retenir que ceux qui travaillent à 80 ou à 100%. Mais les autres, les 40 ou 50 autres, le gouvernement, le conseil et l’administration ont été constants : il y a du travail pour eux » rassure-t-il.

Lire aussi : La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso initient une rencontre sur le secteur des hydrocarbures

La grève entamée depuis lundi 3 juillet dernier laisse planer la crainte d’une pénurie de gaz au sein des populations. Mais selon le service  de communication de la société, une pénurie est quasi-impossible.

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