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dimanche 24 septembre 2017
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SIERRA LEONE : Freetown entre désolation, pleurs et espoir après la catastrophe

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En sierra Leone, les morts se comptent désormais par centaines, après des coulées de boues et des inondations, suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la ville de Freetown. Depuis maintenant 3 jours, le pays fait face à l’une de ses plus graves crises humanitaires, mais aussi sanitaires.

Crise humanitaire et sanitaire

Le cauchemar a débuté dimanche dernier lorsque les pluies sont devenues très fortes. Les populations ont été brutalement surprises par la montée des eaux, à laquelle s’est ajoutée des coulées de boues qui ont piégé plusieurs personnes, dans leur sommeil. Au moins 300 personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi, selon une information de la Croix-Rouge locale. Les responsables de la morgue centrale de Freetown, estiment que le nombre de personnes décédées s’élève à ce jour, à au moins 400. A cela, il faut ajouter plus de 600 personnes toujours portées disparues.

          La coulée de boue a surpris des centaines de personnes dans leur sommeil / © DR

Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions extrêmes. Le quartier de Regent, l’un des plus durablement touchés par cette catastrophe n’existe plus que de nom. Les habitations ont tout simplement été rasées par la furie des eaux. Dans ce quartier, un centre d’accueil a été ouvert pour venir en aide aux populations qui sont désormais sans abris. Là aussi, les besoins sont nombreux. Ce sont plus de 3.000 personnes qui doivent être hébergées et à qui il faut assurer un soutien à plusieurs niveaux, explique Adele Fox, coordinatrice santé pour l’ONG Concern Worldwide : 

« Il y a un besoin en nourriture, en eau, en équipements sanitaires et en aide médicale. Comme nous sommes toujours en saison des pluies, d’autres inondations sont encore possibles ». 

Mobilisation internationale à la traîne

Dans son discours à la nation endeuillée, le chef de l’État Sierra-leonais, Ernest Bai Koroma, a dépeint le tableau d’un peuple rongé par la tristesse :

« Notre nation est une nouvelle fois aux prises avec le chagrin [ ] beaucoup de nos compatriotes ont perdu la vie, beaucoup plus encore ont été gravement blessés et des millions de leones de biens ont été détruits par les flots et les glissements de terrain qui ont touché Freetown »

Le Président Alpha Condé, par ailleurs Président de l’Union africaine (UA), a effectué une visite dans la capitale après la catastrophe. Selon le ministre d’Etat et secrétaire générale de la présidence de la République, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, « il a invité à la mobilisation des pays de l’Union du fleuve Mano [NDLR : Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone et Guinée], de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CDEAO), de l’Union africaine, des Nations Unies pour venir en aide à ce pays frère », avant de donner une enveloppe symbolique en guise de soutient.

Le Ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé « une assistance immédiate », dans le même élan que le commissaire de l’Union européenne à l’aide humanitaire Christos Stylianides. Du coté de New-York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que « les représentants de l’ONU en Sierra Leone et (ses) partenaires humanitaires mènent des missions d’évaluation ». Sur le terrain, les besoins continuent à se faire sentir.

Grogne et indignation

Alors que la mobilisation peine à se matérialiser sur le terrain, la grogne monte au sein des populations. La société civile pointe du doigt les autorités gouvernementales, quant à l’urbanisation non maitrisée de la capitale. D’autant plus que la ville de Freetown fait face à des inondations chaque année : « Il y a de la frustration par rapport à la régularité des inondations et des destructions pendant la saison des pluies », a soutenu Adele Fox.

Interrogé par RFI, le chef du département météorologique de la ville s’est voulu clair face aux accusations portées contre ce service : « On savait qu’il allait pleuvoir, mais les glissements de terrains, eux, ne sont pas prévisibles [ ] ce n’est pas à nous d’ordonner l’évacuation ».




2 thoughts on “SIERRA LEONE : Freetown entre désolation, pleurs et espoir après la catastrophe

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