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vendredi 18 août 2017
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TOGO : Une surexposition des banques due aux risques souverains et aux créances douteuses

Le système bancaire du Togo se trouve exposé à des risques souverains dus à une large exposition des banques commerciales. Cette situation résulte d’une analyse récente du Fonds Monétaire International (FMI). Les taux directeurs accommodants et les rendements moyens sont passés à 5,1 %, du fait de la facilité de refinancement auprès de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). La plupart de ses banques ont augmenté les taux d’investissement sur les obligations et les bons du Trésor du pays.

Les actifs des banques du Togo sont passés de 15 % en 2016 comparés à 5 % en 2000. Ce qui représente une hausse de 10 % en 16 ans au niveau des actifs bancaires togolais. Il convient d’ajouter certains financements dans le cadre de la réalisation de divers projets infrastructurels. Le pays se retrouve à une envolée de son déficit public. Une situation due à la forte demande sociale dans le domaine des infrastructures et des services publics. À la fin septembre 2015, l’activité bancaire, mesurée par le total bilan, a progressé de 12 % sur un an, pour s’établir à 1813,1 milliards FCFA, en liaison avec la hausse des dépôts et des crédits et au développement du réseau bancaire. Les ressources ont augmenté de 7,2 % sur la même période pour ressortir à 1.359,9 milliards, du fait de l’accroissement des dépôts.

            Le système bancaire du Togo se trouve exposé à des risques souverains dus à une large exposition des banques commerciales. © : DR

Par ailleurs, 2 des banques sur les 13 banques du pays sont des banques d’État, c’est à dire l’Union Togolaise des Banques et Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie). Ces 2 banques représentent 20 % du système bancaire du pays. Il se trouve qu’elles sont actuellement en défaut avec l’exigence sous régionale de 8 % du ratio de solvabilité minimal.

Cependant, la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) note une dégradation de la solvabilité du secteur. Le ratio de fonds propres sur les actifs pondérés des risques est passé de 7,8 %, au 30 septembre 2014, à 7,5 % à fin septembre 2015. Il est observé également une progression continue des créances en souffrance qui sont passées de 52,4 milliards en septembre 2014 à 70,9 milliards à fin septembre 2015, entraînant une hausse du taux de dégradation du portefeuille de l’ordre de 16,1 %. Ainsi, l’encours des créances douteuses de ces banques s’est envolé et atteint aujourd’hui 20 %, contre une moyenne de 15 % au sein de l’UEMOA.

Lire aussi : TOGO/FMI : Un prêt de 241, 5 millions $ pour renforcer toutes les réformes économiques et financières

Pour parer à cette situation, le gouvernement togolais a sollicité une aide de 241,5 millions $ au FMI pour le financement de son programme économique. Toutefois, il est conseillé aux autorités togolaises le renforcement et la consolidation budgétaire afin d’augmenter les impôts ou accroître la pression fiscale et d’inverser la courbe de son endettement.

2016 a été une année faste pour les banques togolaises comparée à l’année précédente. Bénéfice de 62 milliards de FCFA après des pertes de 50 milliards. L’activité bancaire, mesurée au total bilan, a progressé de 27 % en un an pour atteindre 2.385 milliards à fin décembre 2016, en liaison avec les hausses des dépôts de 15 % et des crédits de 16 %.

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