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10 ans après le déversement à Abidjan, silence total sur la nature des déchets toxiques

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10 ans après le déversement des déchets toxiques à Abidjan, l’on ignore toujours leur nature. C’est en tout cas la remarque de l’organisation Amnesty International , qui appelle par ailleurs les responsables à faire toute la lumière sur cette affaire.

Le 16 août 2006, environ 540 000 litres d’éléments toxiques avaient été déversés dans certains sites de la capitale économique ivoirienne par l’entreprise Trafigura. Cette catastrophe environnementale a enregistré pas moins de 100 000 victimes directes et indirectes à Abidjan. 10 ans après, jour pour jour, il existe, selon Amnesty de nombreuses zones d’ombre qui doivent être éclaircies.

« Trafigura n’a jamais révélé de façon précise ce que contenait les plus de 540 000 litres de déchets toxiques déversés sur 18 sites à Abidjan »

déclare l’ONG dans un communiqué, soutenant par ailleurs qu’il est temps que les responsables passent « aux aveux ».

Déchets toxiques , Crédit photo : AFP

                                                                     Déchets toxiques à ABIDJAN , Crédit photo : AFP

L’ONG va plus loin et dénonce la souffrance toujours palpable d’un grand nombre de victimes et l’insuffisance de la prise en charge des victimes.

Lire Aussi : Déchets toxiques : Londres condamne un cabinet à indemniser les victimes

«Sur les 38 habitants d’Abidjan avec lesquels Amnesty International s’est entretenue, 35 ont déclaré continuer de souffrir de problèmes de santé. Le gouvernement de la Côte d’Ivoire n’a pas mis en place une surveillance des victimes permettant de vérifier si elles présentent des troubles de santé à long terme”’, déplore Amnesty International.

En 2007, Trafigura avait conclu un accord avec l’État ivoirien consistant en l’indemnisation des victimes et le nettoyage des sites à hauteur de 100 milliards de FCFA contre l’abandon des poursuites par Abidjan. Seulement, jusqu’à présent l’indemnisation des victimes n’est pas totalement effective.

“Cet argent n’a pas servi uniquement aux victimes (…) Je ne veux pas dire qu’il y a eu des intermédiaires, mais il y a également des centres de santé qui ont été réhabilités, il y a eu des routes qui ont été refaites avec cet argent-là dans un certain nombre de quartiers, comme à Yopougon et à Koumassi. Puis l’indemnisation a commencé, mais on ne sait pas où elle s’est achevée”, a déploré Drissa Traoré, avocat et vice-président la Fédération Ivoirienne des Droits de l’Homme (FIDH).

Cette catastrophe environnementale, répertoriée comme l’une des pires au monde a fait environ 15 morts, selon les autorités ivoiriennes.



Web redacteur ; Journaliste Radio


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