720,5 milliards de nairas, environ 2,4 milliards $, pour sortir le Nigeria de la récession économique

Le Président du Nigéria, Muhamadu Buhari, s’est adressé au peuple nigérian lors de la fête de l’indépendance du pays le 1er octobre 2016. À cette occasion, le Président a annoncé que le pays a dépensé « 720,5 milliards de nairas, environ 2,4 milliards $, pour sortir le pays de la récession économique »

« Je crois que cette récession ne durera pas », a ajouté Muhamadu Buhari, indiquant également que le gouvernement négocie avec les groupes armés du Delta du Niger, afin de mettre fin aux attaques contre les installations pétrolières et gazières qui sont la cause de la chute de production de l’or noir.

Dans son discours à l’endroit des ses compatriotes, le président du Nigéria a ajouté que la monnaie du pays, le naira, était fortement dépréciée par rapport au dollar et devrait donc se stabiliser.

NIGERIA/Economie : 720,5 milliards de nairas, environ 2,4 milliards $ pour sortir la deuxième économie du continent de la récession économique (Muhamadu Buhari) © : DR
 NIGERIA/Economie : 720,5 milliards de nairas, environ 2,4 milliards $ pour sortir la deuxième économie du continent de la récession économique (Muhamadu Buhari) © : DR

Le Nigeria qui subit la baisse des cours mondiaux du pétrole a vu sa production baisser de moitié en dix ans. On estime, en 2016, sa production à 1,5 Mb/j contre 2,5Mb/j en 2005. Selon le Bureau national de la statistique (NBS), l’économie nigériane a connu également une régression de -2,06%. Le rapport indique que « c’est 1,7 point de moins que le taux de croissance de -0,36% enregistré au premier trimestre et 4,41 points de moins que le taux de croissance de +2,35 % enregistré au deuxième trimestre 2015 ».

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Le premier producteur de pétrole du continent avait subit de plein fouet l’effondrement des cours du baril. Cette chute était due, en partie, à la baisse des cours mondiaux du pétrole qui comptent pour environ 70% des revenus de l’État et 90% des réserves de devises étrangères du pays. Cette situation a déjà plongé la première économie d’Afrique dans une crise économique et financière sans précédent.

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