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lundi 21 janvier 2019
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Amnesty International réclame la libération de 3 pro-Gbagbo arrêtés « arbitrairement»

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Ce lundi 25 juillet 2016 s’ouvre à Abidjan, le procès de trois militants du Front Populaire Ivoirien, arrêtés à Yopougon, pour « attroupement non armé qui pourrait troubler la tranquillité publique ». Une arrestation qu’Amnesty Internationale dénonce.

Pour l’ONG Amnesty International, la liberté d’expression en Côte d’Ivoire vient d’avoir du plomb dans l’aile, avec ces trois arrestations. En effet, Djandou Prospère, Messihi Jean Léopold et Djoman Gbata Ange Patrick tentaient de recueillir des signatures à Yopougon, pour la pétition mise en place pour la libération de l’ex-président, Laurent Gbagbo, lorsqu’ils ont été arrêtés. Ils risquent chacun un an de prison ferme.

Fpi - Affi N'guessan et Laurent Gbagbo

« Des poursuites pénales pour de tels faits constituent un nouveau coup dur porté contre la liberté d’expression en Côte d’Ivoire où des membres de l’opposition sont fréquemment harcelés et leurs droits constamment bafoués » fait remarquer Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

À l’ONG de demander aux autorités ivoiriennes d’abandonner les poursuites judiciaires contre ces pro Gbagbo,

« Étant donné la nature arbitraire de ces arrestations et des charges portées à leur encontre, les autorités doivent abandonner les poursuites contre ces trois personnes. Agir autrement risque par ailleurs de nourrir les craintes selon lesquelles il s’agit d’une nouvelle tentative pour intimider les dissidents et réprimer l’opposition » 

estime l’organisation internationale, qui rappelle que la Côte d’Ivoire s’est dotée de loi et disposition censées garantir la liberté d’expression a tous citoyens.

« Amnesty International rappelle que, dans ses articles 9, 10 et 11, la Constitution de Côte d’Ivoire garantit la liberté d’expression et les libertés de réunion et de manifestation. Nul ne peut, de ce point de vue, être inquiété pour ses opinions. De plus, la Côte d’Ivoire est partie au Pacte international des droits civils et politiques qui garantit la liberté d’expression et de réunion pacifique en ses articles 19 et 21 ».

L’ONG dépeint un tableau des plus inquiétants de la situation des opposants en Côte d’Ivoire. En 2015, illustre t-elle, « plus de 50 personnes, essentiellement de l’opposition politique, et principalement des sympathisants et membres du FPI, ont été arrêtées à Abidjan et dans d’autres villes du pays », pour atteinte à l’ordre public et participation à des manifestations pacifiques non autorisées.

« Continuer à cibler des opposants avec de flagrantes violations des droits humains ne peut pas servir la justice et la réconciliation nationale tant prônées par les autorités en Côte d’Ivoire », conclut M. Mootoo.



Web redacteur ; Journaliste Radio


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