Après une suspension, Simone Gbagbo et ses avocats reprennent le procès

C’est ce lundi 28 novembre que reprendra le procès de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, après deux semaines de suspension. Ceci après une médiation du bâtonnier, alors que président de la cour d’assises avait annoncé que le procès se poursuivrait sans la principale concernée.

Selon une information relayée par l’AFP, Me Ange Rodrigue Dadje, l’un des avocats Simone Gbagbo, a soutenu qu’il a fallu une médiation menée par le bâtonnier, avec le procureur général, pour permettre la reprise du procès. « Le bâtonnier a engagé une médiation avec le procureur général et nous a assuré que des dispositions ont été prises pour que le droit de la défense soit garantie » a-t-il déclaré.

La situation a commencé à être tendue entre les deux parties à compter du 9 novembre 2016. Puis le 16 novembre dernier, constatant l’absence de l’accusation, le président de la cour d’assises d’Abidjan, le juge Boiqui Kouadjo, a déclaré que le procès se poursuivrait sans Simone Gbagbo, avec des avocats commis d’office. « Elle sera jugée à son absence (…) le procès reprendra le lundi 28 novembre 2016, le temps pour les avocats de s’imprégner du dossier », avait déclaré le juge.

simone-gbagbo
                                              Simone Gbagbo, ex-première dame de Côte d’Ivoire / ©

Cette décision jugée radicale par plusieurs observateurs, faisait suite à un « bras de fer » entre la défense et la cour d’assise. En effet, la défense a exigé que plusieurs personnalités ivoiriennes prennent part au procès en tant que témoins. Ce sont entre autres, MM Bredou M’bia (DG Police nationale), Jeannot Ahoussou Kouadio (ex-premier ministre), Charles Diby Koffi (Président du Conseil Economique et Social), les Généraux Philippe Mangou(EX CEMA), Edouard Kassaraté (ex chef de la gendarmerie), Guillaume Soro (président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion).

Lire aussi : Le procès de Simone Gbagbo se fera sans elle avec des avocats commis d’office

Simone Gbagbo comparait devant la cour d’assises depuis le 31 août, pour son rôle présumé dans des tueries qui ont eu lieu sur un marché, dans la commune d’Abobo, après les élections présidentielles de 2010. Elle est déjà sous le coup d’une peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », dont le verdict est tombé en 2015.

Une pensée sur “Après une suspension, Simone Gbagbo et ses avocats reprennent le procès”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *