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CULTURE : Bernard Binlin Dadié a tiré sa révérence

Bernard Binlin Dadié, le précurseur de la littérature ivoirienne et ancien ministre a tiré sa révérence le samedi 9 mars dernier à l’âge de 103 ans, à Abidjan (capitale économique).

« La Côte d’Ivoire vient de perdre son plus grand écrivain », a annoncé Bandaman Maurice, ministre de la Culture et de la Francophonie, le samedi dernier.

Bernard Binlin Dadié a tiré sa révérence  /  ©   DR

L’écrivain franco-ivoirien Serge Bilé, a exprimé toute sa tristesse sur sa page Facebook après avoir été informé. « Quelle tristesse ! Bon voyage tonton et merci pour tous tes écrits et pour ta droiture qui nous inspire », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Selon plusieurs sources concordantes c’est aux environs de 14 heures que l’écrivain engagé est passé de vie à trépas après avoir été interné à 4 h dans une clinique privée à Abidjan, des suites d’un Accident Vasculaire Cérébrale (AVC).

Dans sa carrière, Bernard Dadié a abordé tous les genres littéraires à savoir : poésie, roman, chroniques, contes traditionnels et surtout théâtre. Interrogé lors la réception du premier prix Jaime Torres Bodet de l’Unesco en 2016, Bernard Dadié a indiqué ceci : « Ecrire est, pour moi, un désir d’écarter les ténèbres, un désir d’ouvrir à chacun des fenêtres sur le monde ».

Parmi ses œuvres, plusieurs ont été inscrites au rang de l’excellence littéraire. Ce sont entre autres : Le Pagne noir – Contes africains (1955), Un Nègre à Paris (1959), Les voix dans le vent (1970), Monsieur Thôgô-Gnini (1970) ou les poèmes du recueil La rondes des jours (1956).

Né en 1916 à Assinie (sud-est de la Côte d’Ivoire), Bernard Dadié a réçu deux fois le prix de la littérature d’Afrique noir avec « Patron de New York » (1965) et « La ville où nul ne meurt » (1968).

Bernard Dadié a lutté contre la colonisation et le néo-colonialisme avant d’occuper de hautes fonctions dans l’administration sous le régime Félix Houphouët Boigny.

Pour l’écrivain ivoirien Josué Guebo, ancien président de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire, « Bernard Dadié est le symbole des lettres ivoiriennes, le symbole de la résistance littéraire, le symbole du non ».




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