BREXIT : les enjeux économiques pour l’Afrique

Les électeurs britanniques se sont prononcés le 23 juin par référendum sur l’avenir de leur pays au sein de l’Union européenne. La victoire du camp favorable au Brexit l’a emporté avec 52% des voix contre 48% des pro-Union européenne. Cette victoire pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’économie africaine, estiment des experts.

Au terme d’une campagne où l’économie a été au centre des débats, les économistes africains avisés prédisent une nouvelle baisse des revenus pour les pays exportateurs de pétrole tels que l’Algérie, l’Angola, l’Égypte et le Nigeria qui prévoit une dévaluation de sa monnaie, le naira.

Brexit-Regionale.info

Selon le directeur de l’Africa Growth Institute, Amadou Sy, les échanges bilatéraux entre la Grande-Bretagne et les pays africains devraient fortement baisser après la confirmation du Oui au Brexit. Ainsi, le gouvernement britannique serait alors contraint de renégocier une grande partie des traités signés sous couvert européen.

L’un de ces accords, récemment signé entre l’EU et les pays membres de la Communauté de développement des pays d’Afrique australe, (SADC) inclut des clauses qui accordent un accès libre au marché européen, des produits de certains pays de la SADC. Ce texte a été signé le 10 juin 2016.

En outre, l’on observe une volatilité des marchés obligataires. Bien que la part de l’Afrique sur ce marché est assez marginale, environ 15 et 20 milliards de dollars US, le désengagement des investisseurs sur certains titres, ajouté à une baisse de la Livre Sterling, pourraient faire grimper les taux sur le court terme.

Le même accord, prévoit des règles d’origine plus flexibles destinées à promouvoir une chaîne de valeur régionale. Un point de vue que contestent les partisans de la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Ils assurent que l’aide via les mécanismes européens a longtemps été diluée et que le Brexit ouvre la voie à une plus grande coopération en matière de sécurité entre les pays africains et la Grande-Bretagne.

La seule note positive reste celle de la valeur de l’or. Le prix de l’once d’or a progressé de 5% et devrait grimper davantage. Mais le bénéfice de cette hausse pour les pays producteurs africains (Afrique du Sud, Ghana, Mali et Burkina-Faso) connaîtra une forte baisse  par le besoin pour les investisseurs de sécuriser leurs gains.

La baisse du baril de pétrole impacte déjà fortement les économies africaines depuis quelques années, notamment les pays exportateurs de pétrole. Le Brexit devrait aussi créer une onde de choc dans les économies africaines. Ces aléas exogènes dans les économies africaines devraient ainsi convaincre une fois pour toute les dirigeants africains à produire plus d’énergie électrique pour faciliter la transformation locale, la création de valeur ajoutée locale, compte tenu du fait que le marché est là en termes démographiques et de croissance des classes moyennes.

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