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lundi 26 février 2018
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Burkina Faso : l’avocat de Djibrill Bassolé dénonce un règlement de comptes politiques

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Un an que le Général Djibrill Yipènè Bassolé est en prison. « C’est beaucoup trop long » selon un de ses avocats, Me Alexandre Varaut. De passage à Ouagadougou, il a animé une conférence de presse ce jeudi 29 septembre, au cours de laquelle il a martelé que son client est un prisonnier politique.

Me Alexandre Varaut pense que la justice burkinabè est utilisée pour régler des comptes politiques. Face aux journalistes, l’avocat a clamé l’innocence de son client, arrêté le 29 septembre 2015 pour son implication présumée dans le coup d’État de septembre 2015 et « sur la base d’écoutes téléphoniques qui ont été manipulées ».

L’argument de Me Varaut tient essentiellement à ceci : « Si Djibrill Bassolé était coupable de quoi que ce soit en lien avec le coup d’État du 16 septembre, en un agent d’investigation, la justice aurait trouvé des éléments à charge. Or il n’en est rien ».

La seule chose à ce jour que l’on a contre son client, ce sont des écoutes téléphoniques supposées être une conversation entre lui et Guillaume Soro.

djibril Bassolé

                                                                              Djibril Bassolé ©Dr

La défense a finalement abandonné la procédure sur l’admissibilité des écoutes téléphoniques. Elle privilégie désormais la question de l’authenticité de ces écoutes. Une expertise faite à sa demande avait révélé que les écoutes avaient été trafiquées.

Selon Me Varaut, en tant qu’ancien ministre des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé a dû recevoir des appels d’un peu partout dans le monde, de personnes qui voulaient s’informer ou avoir son analyse sur la situation au moment du coup d’État. « Il est tout à fait possible que d’autres écoutes existent et il est tout à fait normal que Djibrill Bassolé ait été contacté au téléphone », a conclu Me Varaut.

Décidée à faire avec ces éléments dans le dossier, la défense de Djibrill Bassolé table sur un non-lieu, car selon Me Varaut, un an d’instruction suffit pour trouver de quoi aller à un jugement. À défaut d’un non-lieu, l’avocat veut un procès rapide.

Inculpé pour atteinte à la sureté de l’État, Djibrill Bassolé est incarcéré à la maison d’arrêt et de correction des armées depuis le 29 septembre 2015. Dernier ministre des Affaires de Blaise Compaoré, sa candidature aux élections de 2015 a été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Une correspondance particulière de Justin Yarga




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