Le COJEP s’insurge contre l’interdiction de l’oeuvre de Blé Goudé en Côte d’Ivoire

Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), parti de Blé Goudé, réagit face à l’interdiction récente de la vente de l’œuvre de son leader. Dans un communiqué officiel, il s’insurge contre cette décision.

 

L'oeuvre de Blé Goudé  Regionale.info   Ph: JA
             L’oeuvre de Blé Goudé Regionale.info Ph: JA

Le communiqué du COJEP est signé du porte-parole Sita Coulibaly. Il dénonce, « une atteinte à la liberté d’expression par les autorités ivoiriennes ».

 Le COJEP exprime son regret face à cette décision triviale, liberticide et anachronique qui ne saurait faire bon ménage avec la démocratie dont se réclame le régime d’Abidjan », précise le document.

Un regret fort, d’autant plus que le livre témoignage de l’ex-ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo est « une œuvre de l’esprit qui n’est autre qu’un condensé d’informations et de faits tragiques vécus » par son auteur. Le COJEP prend la communauté en témoin et appelle « toutes les organisations nationales et internationales de droit de l’homme afin d’interpeller les autorités ivoiriennes », car dit il, cette censure est à mettre au rang « des dérives visant à mettre en mal la cohésion sociale ».

Quelques jours après les attentats de Grand-Bassam, l’on a eu écho de l’existence de ce livre qui relate sa rencontre avec un jihadiste malien, lequel était son voisin de cellule à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST).

 Mohamed Abu Mustapha ou MAM (…) s’est empressé de me dire qu’il était l’homme à tout faire de Mokhtar Belmokhtar, le patron de Al-Mourabitoune, une union de factions djihadistes qui sévissaient dans le nord du Mali et auteur de plusieurs prises d’otages, explique t – il.

Le président de l’ex-Congrès panafricain des Jeunes patriotes (COJEP) affirme avoir été mis au courant de ces attaques.

Le livre qui a été écrit depuis La Haye, où son auteur est détenu, retrace également son parcours depuis la fin de la crise post électorale, son exil au Ghana, son transfèrement à La Haye, etc. Selon son avocat ,Me Simplice Séri Zokou, il a été interdit de vente en Côte d’Ivoire et il accuse le ministre de l’Intérieur.

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