CÔTE D’IVOIRE : La filière anacarde, entre tourmente et espoir pour les producteurs ivoiriens

La filière anacarde en Côte d’Ivoire, est entre la tourmente et l’espoir pour les producteurs ivoiriens. Depuis quelques jours, cette filière est dans le viseur du gouvernement après la débarque de son directeur général.

La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur de noix de cajou avec plus 700 000 tonnes produites en 2015. Une performance qui a hissé le pays parmi les plus producteurs de cette noix. Cependant, cette performance a été due en partie, grâce à une série de réformes entreprises par le gouvernement afin de redynamiser ce secteur. La mise en place d’un organe de développement, de régulation et de contrôle dénommé Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) a vu le jour.

Côte d'Ivoire, la filière anacarde affiche de bons résultats
Côte d’Ivoire, la filière anacarde affiche de bons résultats Crédit photo @DR

A à tête de ce conseil, Malamine Sanogo, expert ivoirien, cumulant ainsi une vingtaine d’expériences et de gestions dans le domaine agricole, a permis en trois ans de donner une nouvelle directive dans le secteur de l’anacarde. Le prix d’achat de la noix de cajou est passé de 150 FCFA/kg en 2006 à plus de 500 FCFA/kg en 2016. Une stratégie qui a permis à la Côte d’Ivoire d’atteindre les 700 000 tonnes. Il convient de noter que sur cette production, 45 000 tonnes ont été transformées localement. Ainsi, les autorités ivoiriennes ont mis en place un deuxième programme afin d’accélérer la transformation locale de la noix de cajou à travers la mise en place des unités de transformation dans chaque grande région productrice. Il se trouve au même moment, le directeur général de la CAA, Malamine Sanogo, est au cœur d’une affaire de détournement. Ce qui a conduit le gouvernement ivoirien à sa suspension. Une direction intérimaire a été mise en place pour mieux avoir idée sur les détournements évoqués.

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Cependant, l’on constate une baisse des prix bord champ en cette fin de campagne qui passe de 600 F CFA/kg à 500 FCFA, voire 400 FCFA. Des prix qui ne sont pas en corrélation avec le prix de vente sur le marché international qui de 1500 à 1600 USD la tonne comme pour le Bénin et le Ghana. Pourtant, les prix bord champ de ces deux pays sont de 700 FCFA/kg.

Pour éviter une concurrence au niveau des prix, une loi a été prise en Côte d’Ivoire le 13 septembre 2013. En effet, la loi n 2013-656 fixe les règles relatives à la commercialisation du coton et de l’anacarde. Ainsi, l’article 18 de cette loi disque que : « sont interdites les ententes entre les exportateurs, les acheteurs ou leurs organisations, en vue d’imposer un prix aux producteurs (…) ».

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Pour l’applicabilité de cette loi, des sanctions en cas de transgression de cette prescription et a donné spécialement pouvoir à l’Autorité de régulation pour procéder au retrait immédiat des agréments de tous les contrevenants.

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