Cours du mercredi : 47 instituteurs sanctionnés, annonce le MIDD

Une quarantaine d’instituteurs, réfractaires à la mesure instituant le mercredi matin jour d’école, sont sous le coup de sanctions par les inspecteurs l’enseignement primaire. C’est l’information livrée au cours de la rencontre du bureau national du Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leur Droit (MIDD), ce 05 octobre à leur siège de Marcory.

La ministre de l’Éducation nationale avait annoncé une riposte proportionnelle à la grève entamée par les instituteurs pour protester contre les cours du mercredi matin. Elle a donc donné plein pouvoir aux inspecteurs de l’enseignement primaire de sanctionner les enseignants. Ainsi, le MIDD, fait état de 47 de leurs camarades qui sont frappés à la fois par des mesures de mutation et de révocation de poste annuel. Il s’agit de directeurs d’écoles épinglés comme acteurs du boycott des cours de mercredi dans leurs différentes écoles.

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Des sanctions qui, aux dires de Mesmin Komoé, Secrétaire Général du MIDD, sont loin de calmer leur mouvement de protestation. Aussi, préconise-t-il des discussions franches avec tutelle.

« Madame le ministre est dans une logique d’intimidation avec des mesures arbitraires pour contraindre les camarades à accepter sa réforme injuste et inopportune. Ce n’est pas la solution. La solution, nous l’avons déjà, c’est un cadre d’échanges consensuel pour trouver la formule adaptée et appropriée. Sinon, les mesures arbitraires comme on le voit actuellement, ne nous feront pas fléchir », prévient t-il.

Concernant les mutations, M. Komoe pointe du doigt leurs irrégularités. « La mutation de directeurs d’écoles se fait actuellement au mépris des textes réglementaires. C’est une fonction annuelle dont le titulaire est désigné par une commission présidée par le directeur régional de l’Éducation nationale. La mutation de directeurs régulièrement désignés par une commission et en faire des adjoints dans leurs nouvelles écoles ne nous semble pas la meilleure manière de régler le problème posé. Ça n’ira certes pas loin, mais il faut savoir que ces mesures arbitraires peuvent durcir le mouvement », dit — il.

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