Le développement agricole africain au centre du forum de la FAO à Abidjan

Le premier ministre Daniel Kablan Duncan a sollicité l’appui du secteur privé dans le développement agricole du continent. Cette annonce a été faite lors de l’ouverture solennelle de la 29e Conférence régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique, ce jeudi 7 avril 2016 à Abidjan.

Le Président de la FAO @credit photo DR autre presse
                                          Le Président de la FAO @credit photo DR autre presse

« (…) La transformation de nos systèmes agroalimentaires ne peut être durable et efficace qu’avec l’implication d’un secteur privé fort, dans le développement agricole de nos pays », a déclaré le chef du gouvernement ivoirien qui intervenait au nom du Président Alassane Ouattara.

Cependant, estime-t-il, les États doivent accompagner nécessairement le privé dans le démarrage d’un tissu agro industriel, en prenant en charge certains investissements de base. Selon le premier ministre Duncan, « Il s’agira alors d’assurer une cohérence et une complémentarité des interventions, aussi bien privées que publiques, de manière à répondre efficacement aux besoins de développement de nos populations » insistant sur la pertinence du thème de la 29e Conférence, « La transformation des systèmes agroalimentaires africains pour une croissance inclusive et une prospérité partagée », M. Duncan a rappelé quelques résultats probants enregistrés en Côte d’Ivoire depuis 2012, grâce au Programme national d’investissement agricole (PNIA). Pour ce programme d’un coût de 2040 milliards FCFA financé à 60 % par le privé, 1039 milliards ont été mobilisés (64 % des ressources attendues).

En termes de résultats concrets, la Côte d’Ivoire qui s’est dotée l’année dernière d’une Loi d’orientation agricole (LOACI), est devenue la première puissance agricole de la sous-région. Ainsi, la production de cultures de rente a atteint six millions de tonnes en 2015 (+31 % par rapport à 2011) quand 17 millions de tonnes de cultures vivrières ont été produites (+ 46 %) sur la même période.

En outre, l’agriculture ivoirienne a aussi contribué à une réduction de 18 % du taux de pauvreté en milieu rural. Les ressources financières distribuées aux producteurs sont passées de moins de 3.000 milliards FCFA en 2012 à plus de 5.000 milliards en 2015 (+ de 67 %). Au total, depuis la mise en œuvre du PNIA, 1.272.722 emplois ont été créés sur les trois dernières années dans le secteur agricole.

« Notre engagement à soutenir le secteur agricole ne sera jamais remis en cause », a promis le chef du gouvernement. Il a noté que la part du secteur dans le budget de l’État qui était d’un peu plus de 1 % en 2010 a progressivement augmenté pour atteindre 5,3 % en 2015, avec pour objectif d’atteindre les 10 %, conformément aux engagements de Maputo (Déclaration de Maputo, 2003).

Autant de résultats fort appréciés par le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, qui a félicité les autorités ivoiriennes. Il a assuré que l’agence onusienne continuera de soutenir la Côte d’Ivoire notamment, pour l’atteinte d’une agriculture durable et résiliente.

Quant au ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly, en sa qualité de président de la 29e Conférence et du Conseil ministériel pour les deux prochaines années et au nom de ses homologues africains, il a exprimé sa gratitude à la FAO et aux partenaires au développement, entre autres, pour le soutien apporté pour la transformation du système agricole africain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *