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dimanche 16 décembre 2018
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Du carburant toxique vendu en Afrique (Rapport)

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Des sociétés suisses exporteraient-elles du carburant toxique en Afrique? Pour l’Organisation Non Gouvernementale Public Eye, cela ne fait aucun doute. Dans un rapport rendu public ce jeudi 15 septembre, elle accuse ces sociétés de négoce suisse de vendre en Afrique du carburant à haute teneur en soufre.

Le rapport de 160 pages intitulé « Dirty Diesel » est le résultat de trois années d’enquête. Il fait ressortir la toxicité du carburant émanant d’Europe destiné aux pays africains. Huit pays sont cités à savoir, l’Angola, le Bénin, le Congo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et la Zambie. Public Eyes, incrimine  les sociétés  Vitol, Trafigura et Addax & Oryx qui

« profitent de la faiblesse des standards pour vendre des carburants de mauvaise qualité et réaliser des profits au détriment de la santé de la population africaine ».

Pour arriver à cette conclusion, l’ONG a procédé à l’analyse de quelques échantillons prélevés à la pompe. Ainsi informe le rapport, les analyses ont révélé une teneur en soufre jusqu’à 378 fois supérieure à la teneur autorisée en Europe. C’est le Mali qui enregistre le maximum de concentration dans une station de pompage d’Addax & Oryx. En plus du souffre, d’autres substances nocives, telles que le benzène et des aromatiques polycycliques, ont été découvertes.

rapport

» Nous avons aussi trouvé dans l’essence un additif utilisé comme substitut du plomb, le MMT, à base de manganèse, un métal neurotoxique. Sur les quatre échantillons prélevés, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, tous contenaient du MMT »,

peut-on lire dans le document qui souligne par ailleurs que ces produits sont fabriqués expressément en Europe pour être exploités en Afrique

« Les sociétés suisses produisent en Europe des carburants qui ne pourraient jamais y être vendus (…) les pays africains exportant vers l’Europe “du pétrole brut d’excellente qualité, reçoivent ainsi en retour des carburants toxiques”, dénonce Public Eye.

L’ONG dresse donc les conséquences fâcheuses de cette pratique sur la santé des populations africaines » victimes de la plus forte augmentation de la pollution de l’air en zone urbaine au niveau mondial ». Citant les travaux de l’organisation International Council on Clean Transportation (ICCT), elle fait savoir que « la pollution de l’air liée au trafic routier causera, en 2030, trois fois plus de décès prématurés en Afrique qu’en Europe, aux États-Unis et au Japon réunis ».



Web redacteur ; Journaliste Radio


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