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vendredi 18 janvier 2019
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Enlèvement des lycéennes de Chibok : La deuxième fille retrouvée n’en fait pas partie

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Serah Luka fait-elle partie des lycéennes enlevées à Chibok en 2014 par Boko Haram ? Les responsables associatifs du Nigéria sont convaincus du contraire et présentent plusieurs preuves pour corroborer leurs arguments.

Le jeudi 19 mai 2016, l’armée nigériane a annoncé avoir libéré une deuxième lycéenne de Chibok, du nom de Sérah Luka. Seulement voilà, il se trouve que l’association des parents des otages de Chibok doute que cette fille soit parmi les filles enlevées. Selon le président de l’association, Yakubu Nkeki, à la découverte de la première fille de Chibok, l’armée a d’abord fait appel à l’association bien avant que l’information ne soit divulguée. « Nous avons été capables de l’identifier et de savoir qui étaient ses parents », a-t-il précisé à l’AFP. Cependant, pour la deuxième fille, dit-il, il n’a pas été avisé, « nous n’avons pas été contactés par l’armée pour vérifier l’identité de la seconde jeune fille avant que cela soit annoncé » déplore t -il. Au delà de la procédure de l’armée, ce sont de véritables doutes que M. Nkeki formule, sur notamment l’identité de la deuxième fille retrouvée, Sérah Luka. Selon lui en effet, parmi les filles enlevées par Boko Haram, seules deux portent le patronyme Luka, « il s’agit de Kauna Luka Yana et Naomi Luka Dzaka ». De plus poursuit-il, l’armée soutient que le père de cette fille est « le pasteur Luka » pourtant, souligne le président de l’association des parents des otages de Chibok, « dans la liste des parents, nous n’avons que quatre prêtres, et aucun d’eux ne porte le nom de Luka ».

Lire Aussi : Une deuxième lycéenne de Chibok retrouvée

Autre point de désaccord, l’origine de Serah Luka. Le communiqué de l’armée mentionnait que la fille serait originaire de Madagali, dans l’État d’Adamawa. Information erronée selon Yakubu Nkeki, car dit-il, « aucune des filles ne vient de Madagali. Elles venaient de Chibok, Damboa, Askira et Uba », toutes dans l’État de Borno. « Je peux donc dire que cette fille ne fait pas partie des filles enlevées à Chibok » a -t -il conclut.

Quelques jours après l’annonce de la découverte de Amina Ali, l’armée avait annoncé la libération de Serah Luka, laquelle était parmi 97 femmes et enfants libérés après une opération menée par les forces de l’ordre dans le nord-est du Nigéria. « Elle portait le numéro 157 dans la liste des filles enlevées » informait le porte-parole de l’armée nigériane, le colonel Sani Usman.



Web redacteur ; Journaliste Radio


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