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vendredi 18 janvier 2019
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Gabon : Diané dehors, les ivoiriens d’accord

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Fin de parcours. Alassane Ouattara a décidé de frapper fort et vite dans son entourage immédiat. La première tête sur la guillotine, celle du Conseiller Spécial, Mamadi Diané, soupçonné d’ingérence dans le processus électoral du Gabon.

« Si le Président a pris cette décision, c’est qu’il a les preuves de la faute qu’aurait commise son collaborateur. Nous n’avons pas le droit de commenter une décision souveraine prise par le Chef de l’Etat. C’est lui seul qui a la pleine mesure des situations », a réagi ce matin Joël N’Guessan le porte-parole du RDR le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, joint par Politikafrique.info.

En début de soirée du mardi 30 août, la présidence ivoirienne a rendu public un communiqué annonçant le limogeage de Mamadi Diané, jusque là Conseiller Spécial du Président ivoirien. Selon le communiqué de la présidence ivoirienne rendu public en début de soirée, le désormais ex-conseiller du Chef de l’Etat se serait ingéré dans la politique interne du Gabon qui attend encore les résultats de l’élection présidentielle du samedi 27 août dernier.

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Au niveau des organisations de la société civile, l’on salue la décision de limogeage prise par le président de la République tout en souhaitant que la lumière soit faite sur cette affaire.
« C’est une décision sage prise par le Chef de l’Etat. Quand un collaborateur est impliqué dans une telle affaire, il est important de limoger la personne dans un premier temps. La décision est à saluer. Il faut ensuite procéder à la vérification des éléments de l’accusation », réagit Doumbia Soumaïla, président de la Plateforme de la société civile pour la paix et la démocratie.

« Il n’y a pas d’enquête à demander car il s’agit d’une décision souveraine du Chef de l’Etat », rétorque Joël N’Guessan.

Courant septembre 2015, la Côte d’Ivoire avait eu des démêlés avec le Burkina Faso, son voisin, pour ingérence et tentative de déstabilisation. Une bande sonore téléphonique attribuée au chef du parlement ivoirien Guillaume Soro et à l’ex-ministre de l’Intérieur et ministre des Affaires Etrangères Burkinabé, Djibril Bassolé, impliquait ces derniers dans une présumée tentative de coup d’Etat dans ce pays en pleine transition militaire. L’affaire a connu un dénouement heureux grâce aux efforts diplomatiques déployés par Alassane Ouattara. Le 5è Traité d’Amitié et de Coopération qui a réuni les deux gouvernements à Yamoussoukro, scellait la paix retrouvée après des mois de brouille diplomatique.

Le gouvernement ivoirien tient quant à lui à faire la différence entre l’acte individuel d’un citoyen et une action qui impliquerait toute la nation.«Il n’y a pas d’action de l’Etat ivoirien. C’est l’action d’une personne et elle a été sanctionnée », a signifié le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement après le conseil des ministres tenu ce mercredi.

« Tout ceci participe à écorcher l’image sinon du moins, la notoriété de la Côte d’Ivoire à l’international. Hier c’était le Burkina Faso, aujourd’hui c’est le Gabon et ce sont des personnalités de premier plan qui sont dans les deux cas citées. Dans la terminologie internationale, on parle d’Etat voyou. Heureusement, la réaction rapide d’Abidjan avec le limogeage du conseiller spécial, participe à dissiper les nuages entre les deux pays en cette période très sensible pour le Gabon », analyse Geoffroy-Julien Kouao Juriste politologue, joint par Politikafrique.info.

« La Côte d’Ivoire est une plaque tournante sinon la plaque tournante de l’Afrique de l’ouest. C’est un pool socio-économique sous régional où tout le monde vient. Tous les immigrés africains sont ici. A ce titre elle fait des actions de contrôle sur les pays qui l’entourent au niveau sous régional », pense plutôt le président de la Plateforme de la société civile pour la paix et la démocratie.

Au Gabon, la situation reste encore tendue. Le pays est toujours dans l’attente des résultats qui devaient tomber depuis hier mardi 30 août par la Commission nationale électorale. Le président sortant Ali Bongo et son principal adversaire Jean Ping revendiquent tous deux la victoire.

 

Richard YASSEU

Article publié avec la collaboration de Politikafrique 




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