GABON : Quatre chefs d’accusation retenus contre le présumé hacker ivoirien, Yéo Sifowah Namogoh

Plus les jours passent et les choses se précisent sur le sort qui pourrait être réservé à Yéo Sifowah Namogoh, le présumé hacker accusé par les autorités gabonais d’avoir tenté de falsifier les résultats des élections présidentielles en faveur de l’opposant Jean Ping. Au moins quatre chefs d’accusations ont été retenus contre le jeune homme de 35 ans par le procureur de la République du Gabon.

Dès son interpellation le 31 août, Yéo Sifowah Namogo a été accusée d’ « atteinte à la sécurité et à la sûreté de l’Etat » gabonais. Mais le 13 septembre 2016, le procureur de la République du Gabon a délivré la liste des chefs d’accusation finalement retenus contre lui : association de malfaiteurs, crime contre la paix publique, diffusion de nouvelles fausses et de pièces fabriquées ayant troublé l’ordre public et utilisation frauduleuse d’un réseau de télécommunication.
De façon concrète, les autorités gabonaises l’accusent d’avoir « fabriqué de faux procès-verbaux et truqué les résultats à l’aide d’un système informatique ».

Le présumé hacker ivoirien Sihifowa Yéo
                                                             Le présumé hacker ivoirien Sihifowa Yéo

« Je suis venu au Gabon pour mettre en place un système de collecte de données relatives aux élections présidentielles 2016, pour le compte du candidat Ping », avait déclaré le présumé hacker à la télévision gabonaise. Le camp Ping affirme pour sa part avoir effectivement fait appel au jeune informaticien mais uniquement pour compiler et centraliser les chiffres des élections. « On me reproche d’avoir utilisé un ivoirien pour m’aider à connaitre les résultats réels de la campagne mais Ali, qui l’aide ? » s’est interrogé Jean Ping, dans un entretien accordé à Œil d’Afrique, le 8 septembre dernier.

Lire aussi : GABON : Jean Ping « On me reproche d’avoir utilisé un ivoirien pour m’aider à connaitre les résultats réels [ ] »

En Côte d’Ivoire, de nombreuses questions se posent sur le véritable rôle que Yéo Sifowah Namogoh a joué dans ce processus électoral qui a abouti à une crise sans précédent dans le pays. Le cousin du jeune homme interrogé par RFI n’a pas manqué d’exprimer son étonnement. Pour lui, Yeo est au cœur d’un conflit politique et n’est en aucun cas un criminel :
« Quelles sont les preuves ? [ ] En quoi est-ce un crime d’utiliser un téléphone satellitaire ou un ordinateur ? » s’est-il interrogé.

Sous mandat de dépôt, le dossier du jeune informaticien est toujours en cours d’instruction.

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