Search
samedi 24 février 2018
  • :
  • :

GABON : Rétablissement de la connexion internet et désobéissance civique en vue

Banner_Moov
Banner_SMS_Orange
Banner_MTN_Alerte_SMS

Le bras de fer qui a lieu depuis près d’une semaine au Gabon se déroule aussi au niveau des moyens de communication. Ainsi, depuis mercredi dernier, date de la proclamation des résultats des élections présidentielles, la connexion internet a été entièrement coupée à Libreville. Ce lundi matin, cette coupure a été rétablie.

Coupure intentionnelle ou imposée ?

Le mercredi 31 août dernier, après la proclamation des résultats provisoires des élections présidentielles, une vague de violence s’est emparée des principales villes du pays. Selon la commission électorale nationale (Cénap), Ali Bongo est arrivé vainqueur avec 49,80% des voix, contre 48,23% pour l’opposant Jean Ping. Alors que des émeutes, des pillages et des actes de vandalisme ont été enregistrées à Libreville et à Port gentil, la connexion internet a été entièrement coupée dans la soirée de cette même journée. Aucune raison officielle n’a été donnée quant à cette coupure qui n’a été rétablie que ce lundi 5 septembre.

Ali Bongo-Jean-Ping- Gabon-Regionale.info

                                                      Le bras de fer entre Ali Bongo et Jean Ping s’intensifie 

Selon des journalistes de l’AFP, bien que la connexion internet ait été rétablie, l’accès aux réseaux sociaux restait encore impossible à Libreville ce lundi matin. De façon générale, les gabonais sont plongés dans une situation où les informations se font de plus en plus rares. En témoigne le fait que le journal étatique, «L’Union », ne soit pas paru depuis mercredi dernier. De plus, selon l’AFP, deux télévisions privées, à savoir Radio-Télévision Nazareth (RTN) et Télé Plus, ont été saccagées le dimanche matin.

Lire aussi : GABON : 49,80% pour Bongo contre 48,23% pour Ping et des affrontements enregistrés

Le camp Ping appelle à la désobéissance civique

Le jeudi 1er septembre, le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, annonçait l’arrestation de plus d’un millier d’individus, présentées comme des «casseurs », à travers le pays. De nombreux édifices tels que l’assemblée avaient été vandalisés et/ou incendiés dès le début des contestations. Au moins 7 personnes auraient par ailleurs été tuées depuis le début de cette crise post-électorale. 
Ce lundi 5 septembre l’accalmie semble être revenue à Libreville tandis que le camp Ping continue de réclamer le recomptage des voix et appelle à la désobéissance civique. Le parti au pouvoir lui s’oppose à cette mesure qui, selon lui, n’est pas prescrit par la loi.

Lire aussi : Aubameyang inquiet pour le peuple gabonais




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *