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mercredi 21 février 2018
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La perpetuité requise contre Hissène Habré.

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C’est un réquisitoire de sept heures de temps, au cours duquel le procureur du tribunal spécial africain, Mbacké Fall, a réclamé la condamnation à la prison à perpétuité contre l’ex  président tchadien Hissène Habré. Il est jugé à Dakar depuis juillet 2015 pour  » crime contre l’humanite ».

Mbacké Fall a passé au peigne tous les crimes et actes inhumains reprochés à l’accusé. Il peut donc affirmer: «Au regard des éléments de preuve, il y a lieu de retenir la culpabilité d’Hissène Habré pour les crimes de torture, crimes contre l’humanité et crimes de guerre». Pour le procureur en effet, Hissène Habré doit être puni proportionnellement aux actes qu’il a posé. «La cruauté des actes, les moyens utilisés, la souffrance des victimes dont il avait la charge de protéger, cela fait qu’il ne peut bénéficier de circonstances atténuantes. Il doit être condamné à la mesure de ses actes», a estimé le procureur qualifiant l’ex président tchadien de «véritable chef de service» de l’appareil de répression sous son régime (1982-1990). 
«La machine répressive s’est mise en marche sous la haute direction d’Hissène Habré qui en était le véritable chef de service». Justifiant ses propos, M.Fall a touché du doigt le rôle selon lui joué par la police politique du régime habré, la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS).
 
                                                                                                                                 habre 2
«La DDS est directement subordonnée à la présidence en raison du caractère confidentiel de ses activités, a-t-il souligné, la qualifiant d’«oeil et oreille du président». Aussi, poursuit il, «Hissène Habré a créé ses propres prisons, des prisons secrètes qui n’ont rien à voir avec le système carcéral officiel. C’est dans ces mouroirs que les violations des droits de l’homme ont été les plus massives»,
Hissène Habré avait trouvé refuge au Sénégal en décembre 1990 après avoir été renversé par l’actuel président tchadien Idriss Deby Itno. Le 30 juin 2013 il est en détention dans ce pays ou il est jugé pour «crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture». Il encourt jusqu’aux travaux forcés à perpétuité. En cas de condamnation, dont il pourra faire appel, l’accusé pourra purger sa peine au Sénégal ou dans un autre pays de l’Union Africaine.
Après les plaidoiries des avocats des parties civiles, lundi et mardi, puis le réquisitoire du procureur mercredi, suivront jeudi et vendredi les plaidoiries des trois avocats de la défense commis d’office.



Web redacteur ; Journaliste Radio


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