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lundi 21 janvier 2019
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CPI : La Russie prend ses distances

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La Russie a amorcé la phase du divorce d’avec la Cour Pénale Internationale (CPI). Ce mercredi 16 novembre, le Président Vladimir Poutine a signé un décret déclarant que son pays ne deviendrait pas membre de la Cour pénale internationale. Le Président Russe dénonce le fait que cette institution ne soit pas « véritablement indépendante ».

Ce mercredi 16 novembre, Vladimir Poutine a chargé son ministre des Affaires étrangères de notifier le secrétaire des Nations Unies, de sa décision de ne pas ratifier le traité de Rome. Le faisant, il tourne le dos à la CPI.  « Accepter la proposition d’envoyer au secrétaire général de l’Onu la notification sur l’intention de la Russie de ne pas participer au Statut de Rome de la Cour pénale internationale », stipule le décret.

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La décision du Président Russe intervient au lendemain d’une déclaration de la procureure générale de la CPI, dans laquelle elle assimilait la réunification de la Russie et de la Crimée, qui a eu lieu en 2014, à un conflit armé entre Moscou et Kiev. Pourtant, la Russie n’ayant pas ratifié le Statut de Rome, elle n’est pas sous l’autorité de la CPI, tout comme les Etats-Unis et la Chine qui ne l’ont pas ratifié.

« La Cour n’a pas été à la hauteur des espoirs qui ont été placés en elle (…) De fait, en 14 ans d’activité de la CPI, elle a seulement prononcé quatre verdicts, en dépensant malgré cela plus d’un milliard de dollars», souligne le ministère Russe des affaires étrangères, pour conforter sa décision de « partir ». 

Le traité de Rome définit les crimes internationaux tels que les génocides, les crimes de guerres, les crimes contre l’humanité, de même que les crimes d’agressions qui ont lieu sur le territoire d’un pays ayant ratifié le statut de Rome.

Lire aussi : L’Afrique du Sud tourne le dos à la CPI

La CPI traverse un temps de doute. Plus tôt, dans la deuxième moitié de cette année, ce sont trois pays africains à savoir la Gambie, l’Afrique du Sud et le Burundi, qui ont annoncé leur intention de se retirer de la CPI. La raison évoquée est la « justice à double vitesse »  de la juridiction internationale, dans le traitement des dossiers en fonction pays. Pour ces derniers, les africains sont les seuls à être dans les viseurs de cette justice.




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