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lundi 26 février 2018
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L’Afrique de l’Ouest, plaque tournante du trafic et de la consommation de drogue

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La Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues a été célébré le dimanche 26 juin. C’était l’occasion pour l´Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) d’organiser une journée de sensibilisation avec pour objectif d’inciter les États à coordonner leurs politiques de lutte contre ce fléau, à ses bureaux, à Dakar.

Ces dernières années, l’Afrique de l’Ouest est devenue la plaque tournante pour le trafic de cocaïne de l’Amérique latine vers l’Europe. « On observe en Afrique de l’Ouest de nouvelles méthodes criminelles, qui appellent une intensification de la coordination et des réponses internationales », a précisé l’ONUDC dans un communiqué datant de 2010. Cette réalité a conduit à l’ouverture d’un bureau de cette institution onusienne à Dakar, au Sénégal.

Pierre Lapaque-ONUDC-Regionale.info

                            Pierre Lapaque, représentant de l’ONUDC au Sénégal / CRÉDIT : DR

Si l’on s’en tient aux propos de Pierre Lapaque, représentant de l’ONUDC au Sénégal, à Dakar comme dans la plupart des métropoles de la sous-région, un gramme de cocaïne s’acquiert pour seulement 2500 F CFA, alors qu’à Paris ou à Londres par exemple, il faut débourser autour de 50.000 F CFA pour la même quantité. Cette situation facilité la prolifération des activités des passeurs qui se financent en revendant leurs produits sur place.

« Auparavant, les complices locaux étaient payés en argent ; maintenant on les paie en drogue. Pourquoi ? C’est dans une démarche commerciale [pour] créer ainsi un marché émergent. Les criminels, de manière « très intelligente », vont casser les prix pour attirer de nouveaux clients », déplore Pierre Laplaque.

En plus de la circulation croissante des drogues en Afrique de l’ouest, il faut aussi prendre en compte la consommation grandissante par les jeunes. A ce sujet, le représentant de l’organisation onusienne a fustigé le manque de moyens médicaux et de prise en charge des drogués, dont la plupart se retrouvent en détention. Pour lui, la proximité entre personnes droguées et personne saines peut être néfaste. Pour étayer ses propos, il a utilisé cette image :

« Un jeune primo-délinquant drogué n’a rien à faire en prison. Quand on mélange des jeunes et qu’on les met au contact de gens qui sont des terroristes, on peut aussi créer de futurs terroristes, qui à leur sortie de détention pourraient être tentés de « suivre certaines idées que nous combattons tous »

Lire aussi : L’Afrique, zone favorable au trafic de drogue selon un rapport de l’OICS

Les pays de l’Afrique de l’ouest peinent à lutter contre ce fléau qui nécessite des moyens conséquents. Cette situation pousse les États à multiplier les actions pour mettre les moyens à leur disposition pour débusquer les réseaux de passeurs. En Côte d’Ivoire, en début du mois de juin 216, ce sont 30 Kg de cocaïne d’une valeur totale de 840 millions de F CFA qui ont été saisi au Port Autonome d’Abidjan. En 2014, 120 kg ont été saisis à Lagos, au Togo voisin, ce sont 286 kg. Sur le plan continental, ce sont vingt-deux tonnes de cocaïne qui ont été saisis ces quinze derniers mois.




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