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dimanche 18 février 2018
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L’armée lance un avis de recherche contre 3 personnes après la diffusion d’une vidéo de Boko Haram

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Après la mise en ligne d’une vidéo portant sur les jeunes filles enlevées au lycée de Chibok par le groupe Boko Haram en 2014, l’armée nigériane a lancé un avis de recherche contre trois personnes. Parmi ces personnes, figure un journaliste soupçonné de «  recel d’informations ».

L’information a été donnée le lundi 15 août, par le porte-parole de l’armée, le colonel Sani Usman. Selon lui, en plus du journaliste du nom d’Ahmad Salkida, deux autres personnes dont une femme du nom de Aisha Wakil, et un homme du nom de Ahmed Bolori sont recherchés pour leurs liens présumés avec Boko Haram.

« Cela est devenu nécessaire, étant donné leurs liens avec les deux dernières vidéos qui ont été diffusées par Boko Haram, et aussi d’autres éléments révélés par notre enquête préliminaire [ ] Ils doivent se présenter et nous dire où sont les filles de Chibok et les autres personnes détenues pour nous permettre d’aller à leur secours », a précisé le colonel Usman.

lycennes-chibok-boko-haram-Regionale.info

                                            En 2014, 217 jeunes filles ont été enlevées à Chibok / © DR

Le journaliste Ahmad Salkida, un ancien du quotidien national Daily Trust, s’est prononcé sur son blog. Pour lui, il n’a rien à se reprocher car il ne faisait que son métier : « dans les jours qui viennent, je prendrai un avion pour Abuja, et je me rendrai aux autorités », a-t-il publié sur son blog. 

En 2006, alors qu’il résidait à Maiduguri, (nord-est), il avait été le premier a qui une interview avait été accordée par le fondateur de Boko haram, Mohammed Yusuf. Cette exclusivité l’a par la suite positionné comme un « vecteur d’informations fiables sur le groupe islamiste » .

Lire aussi : BOKO HARAM : L’une des 218 jeunes filles enlevées à Chibok retrouvée saine et sauve

Le 13 août 2016, depuis son exil saoudien, le journaliste a annoncé sur son compte Twitter qu’il était en possession d’une vidéo de Boko Haram, au sujet des jeunes filles enlevées à Chibok :

« J’étudie la vidéo des #Chibokgirls qui m’a été envoyée en exclusivité avant que leurs ravisseurs ne la mettent en ligne sur Youtube » a-t-il annoncé sur Twitter.

Dès le lendemain, le groupe Boko Haram a publié une nouvelle vidéo dans laquelle il réclame la libération de combattants emprisonnés par l’armée. Pour les autorités, la rapidité avec laquelle les événements se sont succédé jette une ombre de doute sur le rôle de Ahmad Salkida.




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