Search
mercredi 21 février 2018
  • :
  • :
DOOGEE
Camon CM Full Ecran

Le code électoral traduit dans les langues nationales

Banner_Moov
Banner_SMS_Orange
Banner_MTN_Alerte_SMS

Désormais, au Burkina Faso, les locuteurs du mooré, du dioula et du fulfuldé pourront se faire une large idée du code électoral. Ledit code a été retranscrit dans les langues sus-citées, et ce, grâce aux soutiens financiers du Canada et d’experts du Centre européen d’appui au processus électoral (ECES). Ce jeudi 18 février 2016, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a réceptionné 6000 exemplaires de ces codes traduits, dans ses locaux.

Rendre compréhensible le document à même de permettre l’ancrage du processus électoral. C’est bien ce qui a motivé le Canada dans le financement de la traduction du code électoral burkinabè dans les trois langues les plus parlées du pays. Dans un pays où le taux d’analphabétisme est encore élevé, une telle traduction s’impose pour l’accessibilité des populations.

Barthélémy Kéré, Président de la CENI recevant les trois exemplaires des mains de Luc Pincince, chargé d'affaire de l'ambassade du Canada

Barthélémy Kéré, Président de la CENI recevant les trois exemplaires des mains de Luc Pincince, chargé d’affaire de l’ambassade du Canada

Selon Dr Issa Diallo de l’équipe des traducteurs, les documents qui ne sont pas remis en langues nationales, ne servent pas à grande chose. Surtout qu’au Burkina Faso, poursuit-il, peu de personnes comprennent véritablement le français standard « Et là aussi » dit-il, « il leur faut parfois le dictionnaire ».

Avis partagé par Abdoulaye Kourouma, coordonnateur du projet pour qui cette traduction constitue une aubaine pour tous ceux qui ne sont pas alphabétisés en français, mais qui s’expriment dans ces trois langues. Ils pourront ainsi être en contact avec les règles électorales du pays des hommes intègres. Et au le Président de la CENI, Me Barthélémy Kéré d’affirmer : « cette mise à disposition faite descendre le code électoral, le cadre normatif de référence en matière électorale et de gouvernance, à la portée des trois grands groupes linguistiques dans lesquels se trouvent l’écrasante majorité de notre pays ».

M. Barthélémy a par ailleurs touché du doigt l’opportunité que tout ceci pourrait créer, notamment au niveau de l’adhésion des populations dans la mise en œuvre du processus électoral. Ce qui permettra de booster la démocratie au Burkina Faso, conclut-il.



Web redacteur ; Journaliste Radio


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *