Le Front du Refus dénonce « l’harcèlement » dont il se dit victime

Les leaders du Front du Refus, interpellés, interrogés puis relâchés la semaine dernière, affirment être victimes d’harcèlement de la part du pouvoir, du fait de leur mouvement de protestation qui prend de l’ampleur au sein de la population.

Le front du refus et la coalition du Non multiplient les actions pour marquer leur désaccord vis-à-vis de la nouvelle Constitution. Le vendredi 04 novembre dernier, certains leaders de la coalition, tels que Mamadou Koulibaly et Aboudramane Sangaré ont été interrogés pendant quelques par des éléments de police. Le mardi 08 novembre 2016, c’était au tour de l’opposant Ahipeaud Martial d’être entendu par la gendarmerie. Une vague d’interpellation, qui s’apparente à de l’harcèlement, selon le front du refus qui a produit un document pour le dénoncer.

« Nous faisons ainsi face à un harcèlement des personnalités et des dirigeants des partis politiques. Nous nous acheminons vers les inculpations de ces personnes en lutte contre cette constitution illégitime, afin d’affaiblir le mouvement de contestation qui monte crescendo après le coup d’État constitutionnel. le pouvoir OUATTARA qui installe par la répression et l’embastillement, un pouvoir d’essence autocratique, au lieu de régler les questions économiques et sociales », peut-on lire dans le communiqué.

Des échauffourées ont éclaté le samedi 05 septembre à la place ficgayo, alors que l’opposition effectuait un meeting. Revenant sur ces événements, ils ont accusé le pouvoir de manipuler une partie de la jeunesse avec pour but de créer une « guerre civile ».

À eux d’exiger « l’arrêt des interpellations en cours et la libération immédiate des personnes incarcérées, que la lumière soit faite sur l’attaque de la manifestation du 5 novembre 2016 à la Place FICGAYO, l’abrogation de la constitution de la 3e République ».

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