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mardi 21 novembre 2017
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L’emblématique Buffon, des adieux des plus émouvants !

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La coupe du monde en Russie devait être pour lui l’occasion de mettre fin à sa carrière, avec une sixième participation à son palmarès. Mais ce rêve caressé par Gianluigi Buffon, l’emblématique gardien de la Squadra Azzura, ne prendra pas forme. L’Italie vient d’être éliminé en barrage par la suède, à la suite d’un match nul 0-0.

Bien avant lui, son compatriote Dino Zoff avait été contraint de stopper sa carrière internationale face aux mêmes Suédois. Ils ont remis le couvert lundi en mettant à la retraite du football Gianluigi Buffon avec 175 sélections.

« Je suis désolé, désolé, désolé. Pas pour moi mais pour tout le football, parce que nous avons échoué et même d’un point de vue social ça peut être vraiment important », a dit Buffon, en larmes, à la télévision italienne. « C’est le seul regret que j’ai. Pas d’arrêter, parce que le temps passe et que c’est normal que ça se passe comme ça. Je regrette juste que mon dernier match en sélection coïncide avec cette élimination », a-t-il ajouté.

Sa riche et belle carrière a débuté il y a 20 ans avec – simple ironie du sort ? – un match en barrage de qualification pour le Mondial. Ses coéquipiers s’appelaient alors Costacurta, Albertini ou Ravanelli. Sous la neige de Moscou, Gianluca Pagliuca s’était blessé et l’entraîneur Cesare Maldini n’avait pas eu d’autre choix que de se tourner vers le très jeune Buffon. Il est entré, il a été bon. Et depuis lors, il n’a plus jamais quitté la Nazionale jusqu’à remporter avec elle la Coupe du Monde 2006.

                       Buffon fait ses adieux après 175 sélections avec la Squadra Azzura / © DR

 

Des images du monstre sacré du Calcio comme celles de ses deux montées sur corner lundi à San Siro, sa claquette dans le temps additionnel sur la tête de Zidane en finale du Mondial 2006, où ses larmes en direct à la télévision après l’élimination face à l’Allemagne lors du dernier Euro resteront dans les mémoires.

D’ailleurs, « Chiello » le défenseur central de l’Italie et de la Juventus avait rendu un très bel hommage à son capitaine au mois d’avril, rappelant ce que c’était que de jouer devant « Gigi ». « J’ai eu la chance de faire toute ma carrière avec lui, à la Juve et en sélection. Sans doute que parfois je ne me rends même plus compte de ce que ça signifie d’être devant un gardien aussi fort. Parfois ça paraît simple mais ça l’est seulement parce que c’est lui », a-t-il expliqué.

Devenu gardien de but à 12 ans seulement, après avoir commencé comme milieu offensif, Buffon reste encore aujourd’hui, à presque 40 ans, un des meilleurs spécialistes mondiaux du poste. Son charisme, son expérience et sa façon de s’exprimer, précis et réfléchi après des années de jeunesse plus impétueuses, en ont fait une figure tutélaire du football italien.

C’est d’ailleurs à juste titre que le président de la fédération Carlo Tavecchio le présente comme « un phare » ou « un totem ». Les journaux italiens le dépeignant en Superman, en Highlander, en statue du Mont Rushmore ou en homme de Vitruve.

Massimiliano Allegri son entraîneur à la Juventus ne dira pas le contraire : critiquer ce monstre sacré aux mains dures comme le marbre de Carrare, sa ville natale, et au pento dans les cheveux « relève du blasphème ». Buffon avec la squadra Azzura c’est fini, mais avec la Juventus l’aventure continue encore pour quelques temps.




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