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lundi 26 février 2018
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Les Ivoiriens grognent, les prix des denrées baissent

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Le prix des  denrées alimentaires de première nécessité comme la tomate, le piment et l’aubergine a largement baissé en Côte d’Ivoire après la grogne des consommateurs, fin avril 2016.  Par contre, la banane plantain n’est toujours pas à portée de bourse.

 

Henriette Kouadio, restauratrice aux Deux Plateaux, un quartier d’Abidjan, retrouve le sourire. Depuis une semaine, elle parvient à se procurer les ingrédients à moindre coût au marché du quartier.

« La tomate est revenue au marché. Les clients seront satisfaits maintenant » soutient-elle.  La restauratrice se souvient que du mois d’avril 2016  jusqu’à la semaine dernière, se crêper le chignon avec la clientèle était devenu son quotidien. Ces derniers grognaient contre la diminution de la soupe dans la soupière.

Pour se rendre compte de l’effectivité de cette baisse, Politikafrique.info s’est rendu lundi 18 juillet, au marché de vivriers dans la commune d’Adjamé, toujours à Abidjan. Ce marché dit « marché gouro» dessert les autres communes d’Abidjan et sa banlieue. A l’entrée déjà, on peut contempler l’abondance des tomates fraîches, du piment vert et même des aubergines. Ces trois condiments prisés des consommateurs ivoiriens refont surface,  deux mois après la grogne sur les réseaux sociaux.

vivrier - Regionale.info

Surprise des surprises. Le tas de trois tomates vendu précédemment à 500 F CFA  est tombé à 50 F, soit une baisse de 90%. Le tas d’aubergine vendu à la criée à 500 F pendant la hausse passe à 100 F. Il en est de même pour le tas de piment. Ce qui fait une baisse de 80% de la vente au détail selon les estimations de Politikafrique.info.
Si les prix des condiments chutent, cela n’est pas le cas pour la banane plantain. Abondamment utilisée par les ménages pour la friture, ou le plat local appelé foutou, la banane se fait toujours rare. Les commerçantes au détail proposent six petites bananes plantain à 500 F CFA contre 200 F en temps normal.

Irié Lou Irié Colette, présidente du conseil d’administration de la Fédération nationale des coopératives de vivriers en Côte d’Ivoire (Fenacovici), joint par Politikafrique.info,  explique.

« Il faut attendre un à deux mois pour que le marché soit approvisionné de bananes. Les plants ont commencé à pousser grâce à la pluie. Mais la banane est une culture qui prend un peu de temps avant de mûrir », indique  Mme Irié Lou Irié Colette

Elle justifie également la baisse du coût du vivrier par le retour des pluies.

Pour  éviter la pénurie des denrées alimentaires constatée dans le pays, la reine du vivrier propose le développement du système d’irrigation.

« Ainsi, nous ne  dépendrons plus de la pluie. Que les Ivoiriens se rassurent. Nous continuons les réflexions pour toujours alimenter le marché de vivriers », rassure-t-elle.

Le changement climatique est  indexé dans la hausse des coûts des denrées alimentaires. Mais aussi les barrages routiers où le racket sévit. D’aucuns disent la lutte contre le racket porterait enfin ses fruits.

Nesmon De Laure




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