Search
mercredi 12 décembre 2018
  • :
  • :

Les mariages forcés toujours pratiqués au Burkina Faso selon Amnesty International

Banner_Moov
Banner_SMS_Orange
Banner_MTN_Alerte_SMS
Dans un rapport rendu public le mardi 26 avril 2016,  l’Organisation Non Gouvernementale , Amnesty International s’inquiète de la proportion très élevée des mariages forcés dans certains pays d’Afrique de l’Ouest.
Le rapport d’une cinquantaine de page est intitulé  « Contraintes et privées de droits: mariages forcés et barrières à la contraception du Burkina Faso » fait ressortir le Niger, le Mali et le Burkina Faso comme étant en tête des  pays d’Afrique  l’ouest où le mariage forcé et précoce se pratique le plus. 
 Le Niger est le pays où on a le taux le plus élevé de mariages forcés et précoces en Afrique de l’Ouest. Il est suivi du Mali puis du Burkina Faso à la troisième place  denonce Gaëton Mootoo chercheur à l’organisation.
Explicitant ce rapport, M.Mootoo a précisé qu’au Burkina Faso par exemple, de nombreuses femmes et jeunes filles sont muselées quant il s’agit de faire un choix conjugal. Elles  n’ont donc pas leur mot à dire à ce sujet, au risque d’être battues. 
« Bien trop de femmes et de jeunes filles au Burkina n’ont aucun contrôle sur leur vie, elles sont privées du droit de choisir quand et avec qui elles se marient et si elles souhaitent avoir des enfants » relate t-il,
précisant par ailleurs qu’une femme sur deux dans le pays des hommes intègres se marie avant ses 18 ans.
mariage forcé
Le rapport situe également le Burkina Faso dans le « Top 10 » mondial où se pratique le mariage forcé et précoce. Un rang dû notamment au fort taux de cette pratique constaté à la frontière du Mali et du Niger. En effet, selon l’ONG, dans ces localités les filles âgées de 15 à 17 ans qui déjà mariées dépassent largement la moitié de cette frange de la population. Le chercheur d’Amnesty explique cette pratique par le fait que les familles veulent renforcer des «  alliances familiales, acquérir un statut social ou en échange de biens, d’argent et de services« .
Même si M. Gaëton Mootoo constate la vague de résistance des jeunes filles et de leurs mères ( elles mêmes victimes) vis à vis de cette pratique, il déplore toutefois le poids familial.
 Les jeunes filles résistent de plus en plus à ces mariages précoces et forcés, et, fait encourageant, elles sont soutenues par leurs mères qui ont souvent vécu la situation et veulent l’éviter à leurs filles. Mais les hommes font pression sur leurs épouses pour qu’elles obligent leurs filles à accepter  le mari que les pères ont déjà choisi pour elles » fait il remarquer.
A Alioune Tine, directeur Afrique de l’Ouest d’Amnesty international, d’appeler l’Etat burkinabè à mettre tout en œuvre pour mettre fin à cette pratique.
Il est crucial que le gouvernement du Burkina Faso respecte le droit qu’ont les jeunes filles de de prendre leurs propres décisions concernant leur corps, leur vie et leur futur  a t – il plaidé.



Web redacteur ; Journaliste Radio


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *