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vendredi 18 janvier 2019
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L’exploitation environnementale plus lucrative que le trafic d’armes légères selon un rapport du PNUE

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Dans un rapport intitulé « la hausse des crimes à l’environnement » émanant d’une étude menée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et Interpol, il ressort que les sommes engrangées par les organisations qui se montrent coupables de pillages du capital naturel mondial, se situe entre 93 et 258 milliards de dollars (entre 54 000 milliards et 150 000 milliards de FCFA).

Le rapport des deux organisations estime à plus de 26%, la croissance de l’exploitation environnementale, comparativement aux estimations précédentes. Plus lucrative que le trafic d’armes légères (estimé à 1500 milliards de francs CFA), elle devient de ce fait, la quatrième activité criminelle la plus combattue au monde, après la contrebande de drogues, la contrefaçon et la traite des êtres humains. En Côte d’Ivoire par exemple, l’étendue forestière n’est estimée qu’à 3 millions d’hectares, contre 16 millions dans les années 1960.
Si cette activité illégale prospère autant, c’est bien en raison de plusieurs facteurs que le rapport n’a pas manqué de relever.

Eaux et forêt - Regionale.info

                                                                Image utilisée à titre d’illustration   – CREDIT : DR

L’un des facteurs clés qui favorisent l’exploitation environnementale est le vide juridique, ou encore l’existence de « lois laxistes » dans la plupart des pays. A cela, il faut ajouter l’insuffisance de moyens de lutte efficaces. Aux dires de Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, les organisations qui opèrent dans ce domaine ont un impact sur la sécurité dans le monde :

« Les vastes sommes d’argent générées par ces crimes maintiennent des organisations criminelles internationales sophistiquées en activité, et alimentent l’insécurité à travers le monde. »

Lire aussi : L’interdiction du commerce de l’ivoire sauvera-t-elle les éléphants ?

La lutte contre cette forme d’exploitation a un prix. A travers le monde, souligne le rapport du PNUE, au cours de la dernière décennie, pas moins de 1000 gardes forestiers ont été tués par des braconniers puissamment armés. Les agences onusiennes, afin de remédier à cela, apportent des formations à ces gardes, comme ce fut le cas en Tanzanie, avec l’appui du gouvernement, où 2000 agents ont été formés afin de lutter contre le trafic d’ivoire et l’abattage d’éléphants.




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