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mercredi 16 janvier 2019
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Meurtre de l’ivoirien Falikou Coulibaly à Tunis : Les tunisiens vivants en Côte d’Ivoire condamnent

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Suite au meurtre de Falikou Coulibaly, président de l’association des ivoiriens en Tunisie et le mécontentement de la diaspora ivoirienne en Tunisie, l’Association des Tunisiens en Côte d’Ivoire (ATNCI), a condamné ce meurtre à travers un communiqué, hier mardi 25 décembre.

Dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 décembre dernier, Falikou Coulibaly, ivoirien de 33 ans, a été lâchement poignardé à La Soukra, un quartier de la banlieue nord de Tunis.

Selon le récit des autorités tunisiennes, le président de l’association des ivoiriens vivants en Tunisie, aurait été poignardé pour un téléphone portable. Ce meurtre a engendré des manifestations de la communauté ivoirienne dans les rues de la capitale tunisienne le lundi 24 décembre. Selon les manifestants, la marche a été organisée pour dénoncer le « racisme » dont les noirs sont victimes dans ce pays. « Nous sommes fatigué du racisme dont nous sommes victimes » avait déclaré une étudiante lors des manifestations.

Manifestation des ivoiriens après le meurtre de Falikou Coulibaly / ©  DR

L’Association des Tunisiens en Côte d’Ivoire (ATUNCI), n’est pas restée indifférente face à cette situation. A travers un communiqué, les premiers responsables ont condamné cet acte jugé « odieux ». La structure a par ailleurs assuré suivre avec attention les enquêtes en cours, afin de faire la lumière sur les motifs de ce meurtre et a condamné les « violences à l’encontre des communautés d’étrangers en Tunisie ». Ci-dessous le communiqué de l’ATUNCI.

« Nous, en tant que Tunisiens vivant en Côte d’Ivoire, on est bien reçu, bien accueilli, et cela nous met très mal à l’aise à cause de l’aspect un peu gênant de ce crime-là qui vise un innocent d’abord et en plus un étranger qui devait normalement être bien accueilli chez nous. Ces dernières années, on entend nos frères ivoiriens se plaindre d’actes ou d’attitudes racistes. Donc cela a servi comme occasion malheureusement pour prendre conscience de cette attitude négative qui peut nuire à nos relations et qu’il faut combattre sans hésitation. Les Tunisiens aussi sont des Africains, donc il est de notre devoir d’être solidaires avec nos frères subsahariens et de prôner une culture de tolérance, d’ouverture et justement c’est sur ce plan-là que des associations comme la nôtre et celle qui était présidée par feu Falikou Coulibaly peuvent apporter quelque chose et combattre ce genre d’attitude négative ».




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