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jeudi 14 décembre 2017
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Mutinerie : Accalmie à Abidjan et à Bouaké après un accord tenu secret

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La situation sécuritaire se normalise sur l’étendue du territoire national, ce mardi 16 mai. A Abidjan comme à Bouaké, les barrages érigés à des endroits stratégique ont été levés. Dans  la nuit du lundi 15 mai, après une annonce du Ministre en charge de la Défense, Alain Richard Donwahi, un calme précaire régnait encore et les tirs continuaient de se faire entendre.

La journée du lundi 15 mai a été très mouvementée. La ville d’Abidjan qui n’avait pas encore été touchée par le mouvement d’humeur des soldats mutins, n’a pas mis du temps à l’être. Les villes de Korhogo, San-Pédro, Bondoukou n’ont pas été épargnées. Pour réclamer leur reliquat de prime, les soldats mutins ont érigé des barrages, perturbant la circulation et la quiétude des populations. Dans la ville d’Abidjan, poumon de l’économie ivoirienne, le ralentissement des activités était perceptible. Les banques, les établissements scolaires et les grandes surfaces sont restées fermées pour la plupart.

Ministre en charge de la Défense, Alain Richard Donwahi

                          Ministre en charge de la Défense, Alain Richard Donwahi

Dans la soirée, un communiqué du ministère de la défense a fait état d’un accord trouvé entre le gouvernement et les mutins. Sans qu’aucun détail ne soit donné sur les conditions de cet accord, ils ont été invités à regagner les casernes :

« L’État-Major des armées a entrepris des échanges avec les soldats, hier dimanche 14 Mai, et ce lundi 15 mai 2017. A l’issu de ces échanges, un accord a été trouvé sur les modalités de sortie de crise. Nous appelons l’ensemble des soldats à libérer les corridors, à retourner dans les casernes et à veiller à la quiétude des populations », a annoncé le Ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, Alain Richard Donwahi.

Accord accepté

Après quatre jours de revendications, les soldats mutins se sont décidés à regagner les casernes. Selon des indiscrétions, l’accord porterait sur le paiement intégral et immédiat, ou en plusieurs tranches, de 7 millions de FCFA, qui représente le reliquat de la prime, dont 5 millions F CFA ont déjà été payés, sur les 12 millions promis. A Abidjan, les populations ont repris leurs activités, les plus prudents préférant observer et attendre un retour total à la normal.

De façon globale, la situation est en cours de normalisation. C’est ce qu’a soutenu Alain Richard Donwahi, au sortie d’un conseil des Ministres cet après-midi :

« Aujourd’hui les banques ont rouvert, les fonctionnaires peuvent aller au travail, les entreprises privées peuvent fonctionner. La situation est en train de se normaliser dans toutes les régions militaires »

Dans la deuxième plus grande ville du pays, cœur de la grogne, les deux corridors qui donnent accès à la ville ont été libérés. Les soldats ont annoncé une opération de sensibilisation de leurs frères d’armes afin que l’accord soit compris par tous, et les consignes sécuritaires respectées.

Lire aussi : CÔTE D’IVOIRE : Un accord trouvé entre les mutins et le gouvernement (Ministère)

L’inquiétude demeure

L’accalmie qui s’est installée laisse planer l’ombre du doute sur la tête de bon nombre d’Ivoiriens. En effet, un accord avait déjà été passé entre le gouvernement et les soldats mutins, sur le paiement de leurs primes. C’est suite à un blocage que la situation a très vite dégénéré. Le vendredi dernier, lors d’une cérémonie avec le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, les porte-paroles des 8400 soldats concernés par cette opération annonçaient leur renoncement à toute revendication d’ordre financière. Le lendemain, les accès à la ville de Bouaké étaient bloqués par les mutins. C’est bien là la preuve que ces soldats ne parlent pas d’une même voix.




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