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mercredi 13 décembre 2017
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NIGERIA : Des « journaux secrets » révèlent l’histoire des lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram

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En Avril 2014, plus de 200 lycéennes étaient enlevées par les combattants de Boko Haram, à Chibok, dans l’État du Borno. Durant trois ans, ces jeunes filles seront à la merci des combattants du groupe djihadiste. Durant tout ce temps, certaines parmi elles tenaient des journaux secrets qui ont révélés par la Fondation Thomson Reuters.

14 Avril 2014, 200 jeunes filles sont enlevées par des membres du groupe djihadiste Boko Haram, au sein de leur lycée. De ce qui ressort des récits de Naomi Adamu, l’une des lycéennes enlevées par le groupe, il s’agit d’un simple vol qui a fini en kidnapping. Selon elle, le groupe projetait de mettre la main sur du matériel de construction. N’ayant pas pu obtenir ce qu’ils désiraient, ils décident alors d’emmener les jeunes filles avec eux. Dans ses notes, la jeune fille révèle un détail glaçant. En effet, avant que la décision de ramener les jeunes filles « au camp » ne soit prise, l’un des combattants aurait proposé de les brûler tout simplement. Un projet auquel d’autres combattants s’opposent tout en proposant de les ramener à leur leader, Abubakar Shekau qui « saura quoi en faire ».

              En Avril 2014, plus de 200 lycéennes étaient enlevées par les combattants de Boko Haram, à Chibok © DR 

Le « coup » qui a interpellé le monde

Le choix de ramener les filles saines et sauves s’avérera bénéfique au groupe car cet enlèvement va finir par constituer un gros coup de communication. A l’échelle planétaire, l’indignation se fait entendre. La grogne est soutenue par une campagne menée sur les réseaux sociaux, avec le mouvement #BringBackOurGirls, impulsé par la très influente Michelle Obama. Le groupe djihadiste voit alors sa « côte de popularité » prendre de l’embonpoint. D’un autre côté, cet enlèvement fait prendre conscience au monde entier de l’ampleur de la situation sécuritaire au Nigeria. Les manifestations se multiplient dans plusieurs grandes villes et une pétition en ligne permet de réunir 887 000 signatures pour demander l’aide de la communauté internationale.

Brimades, pressions et intimidations

La source qui a pu se procurer une copie de ces « confidences » précise qu’il est pour l’heure impossible de vérifier l’authenticité des notes, ni la véracité de la présumée négociation qui a permis de libérer plusieurs jeunes filles. En mai 2016, 82 jeunes filles avaient été libérées, et 21 autres ont suivi en octobre de la même année. 113 autres seraient toujours détenus par le groupe.
Les notes ont été écrites par Naomi Adamu, 24 ans, et trois autres jeunes filles toujours détenues par le groupe. Elles creusaient des trous pour cacher les cahiers. Parfois encore, elles les dissimulaient dans leurs sous-vêtements.

Lire aussi : CAMEROUN : Boko Haram s’empare de 3 filles à la frontière nigériane

Durant leur détention, les jeunes filles ont dû faire face à de nombreuses brimades, mais aussi à des pressions pour les contraindre à se marier, ou encore à se convertir à l’Islam. Le carnet raconte des scènes horribles. Pour illustration, alors que cinq jeunes filles avaient tentées de s’évader, lorsque les combattants ont mis la main sur elles, ils les ont ligoté et ont demandé à une de leurs amies de « couper les têtes des filles » au risque de se faire tuer.

Selon les confidences de la jeune rescapée, plusieurs jeunes filles ont dû se marier pour ne pas mourir de faim. Comme c’est le cas de l’une de ses amies, qui a contribué à mettre en mots leur quotidien durant ces années de captivité.




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