Les petits déjeuners de presse du ministère des Eaux et Forêts

Mardi 20 octobre 2016, le ministère des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire initiait son premier petit-déjeuner mensuel avec la presse, dans la salle de conférences du ministère, pendant deux heures, sur le thème « Le secteur des Eaux et Forêts, d’hier à aujourd’hui : organisation et fonctionnement ».

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Animé par le Colonel SORO Doplé Claude, Directeur de Cabinet du ministre, le Colonel SORO Yamani, Directeur Général des Eaux et Forêts et DJEDJE Chantal, Conseillère technique, cette première édition des petits déjeuners du ministère se voulait ouverte et transparente. Dix organes de presse de Côte d’Ivoire y ont participé. L’idée est de développer les relations avec la presse, de mieux communiquer sur la mission et les actions conduites par le ministère, un ministère souvent considéré par l’opinion publique comme très technique, alors qu’il concerne l’environnement de tout un chacun en Côte d’Ivoire et d’enchaîner sur des questions/réponses par rapport aux présentations et à l’actualité relative avec les journalistes. Il paraît ainsi nécessaire au ministre des Eaux et Forêts, DACOUREY-TABLEY Louis-André, nommé le 12 janvier 2016, de sensibiliser l’opinion publique aux enjeux de l’environnement, notamment par rapport à son domaine de compétence, la forêt, la faune et les ressources en eaux. Le défi à relever n’est pas mince tant les enjeux sont importants pour la Côte d’Ivoire.

Après la présentation de l’historique de l’administration forestière, des missions et attributions du ministère des Eaux et Forêts et du poids de la forêt, de la faune et des ressources en eau dans l’économie ivoirienne par le Directeur de Cabinet, plusieurs questions se sont enchaînées concernant le taux de couverture forestier, dont l’objectif est d’atteindre les 20%, alors qu’il est de 9% actuellement, la réalisation d’un inventaire forestier, un chantier important du ministère non réalisé depuis des décennies, Ebola et la viande de brousse, les polémiques en cours suite à la création de l’Unité Spéciale d’Intervention (USI) en avril dernier, etc.

Concernant Ebola, il est désormais considéré qu’il n’y a plus d’épidémie. Il est donc possible de manger de la viande de brousse, mais dans la mesure où la chasse de la faune sauvage est interdite depuis 1974, il n’est pas possible d’en consommer, à moins qu’elle soit issue d’élevages, d’autant qu’il y a un aspect sanitaire de risque. Il faut ainsi favoriser l’élevage d’animaux de brousse et assurer une meilleure traçabilité du gibier, un meilleur contrôle, en concertation avec les différents services de l’Etat. Des aménagements sont prévus pour la chasse, son organisation, pour une gestion équilibrée de la faune et de la flore, dans la prochaine loi sur la faune. La disparition progressive des grands mammifères ayant entraîné l’interdiction de la chasse, il est ainsi relevé qu’il ne reste plus que 2.000 éléphants en Côte d’Ivoire, selon le Directeur Général des Eaux et Forêts.

L’unicité de l’action du gouvernement est mise en avant et le ministère s’engage à accomplir ses missions et atteindre ses objectifs en concertation avec les ministères concernés par les différentes actions.

Concernant les polémiques relatives aux interventions de l’USI, son caractère légal est confirmé, bien qu’il ne soit pas prévu de la pérenniser, compte tenu de ses pouvoirs spéciaux. Le ministère des Eaux et Forêts assure accomplir la mission de préservation de la forêt confiée par le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, au ministre des Eaux et Forêts, DACOUREY-TABLEY Louis-André. Il est précisé que rien n’arrêtera les actions entreprises et qu’elles iront jusqu’au bout.

Des efforts supplémentaires seront consentis en matière de sensibilisation et de formation, afin d’accompagner les actions du ministère des Eaux et Forêts à l’avenir.

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