La presse ivoirienne en colère après l’agression d’une journaliste par des policiers

Le Syndicat National des Professionnels de la Presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI) a exprimé, ce mardi, son mécontentement après les agressions policières, au parquet d’Abidjan, à l’encontre d’une des leurs exerçant pour le compte du quotidien Le Nouveau Réveil.

Olga Ottro, la journaliste agressée par la police_Regionale.info
                                                                     Olga Ottro, la journaliste agressée par la police ©DR

Dans un communiqué prononcé le mardi 30 janvier, Guillaume Gbato, président du SYNAPPCI, a exprimé l’indignation de tous les professionnels de la presse ivoirienne vis à vis de l’agression de la journaliste Olga Ottro, photographe-reporter à ‘’Le Nouveau Réveil’’.

Selon Gbato Guillaume, la journaliste s’est rendue dans la commune du Plateau (Abidjan) le lundi 29 janvier pour un reportage, lors de l’incident qui s’était produit entre le député et l’agent de police, la semaine dernière au parquet d’Abidjan.

Cette mobilisation des militants du Parti Démocratique de Côte d’ivoire(PDCI) contre l’arrestation du député Touré Yah et de deux leaders de jeunesse de ce parti, a semé une sorte de cacophonie au palais de justice du Plateau.

C’est lors de ces évènements que dame Olga Ottro, alors en reportage, a reçu une gifle avant d’être violentée, bastonnée, séquestrée et jetée au violon du parquet par les forces de l’ordre pendant 7 heures de temps.

« C’est pendant la bagarre entre les jeunes responsables et militants du PDCI (ndlr : parti dont est issu le député Yah Touré) et les forces de l’ordre, assure Olga Ottro, qu’un policier est sorti de la foule, s’est dirigé vers moi et m’a arraché ma tablette, un modèle de dernière génération et m’a donné une très violente gifle, avant d’emporter mon matériel ».

Le directeur général du Nouveau Réveil, Patrice Yao, tout en confirmant ces informations, a condamné cette barbarie.

« Face à ces actes barbares, inqualifiables et injustifiables, le SYNAPPCI tient à exprimer, avec force, son indignation et sa réprobation totale devant la persistance des agressions des journalistes et professionnels des médias par des agents des forces de l’ordre dans notre pays », a déclaré Guillaume Gbato.

Le président du Syndicat National des professionnels de la presse a, par ailleurs, invité les Ministres de la Sécurité,  de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, et de la Femme à se saisir de ce dossier afin que les auteurs répondent de leurs actes.

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