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lundi 21 janvier 2019
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Avec ou sans redécoupage électoral, le FPI présent aux législatives prochaines

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La question du découpage électoral en Côte d’Ivoire est d’actualité surtout avec les élections locales et les législatives qui arrivent à grand pas.

 
« Nous avons vu dans des journaux qu’il n’y aura pas de nouveau découpage électoral. Nous ne voulons pas nous en tenir à cela, car il n’y ait pas dit que cela émane du gouvernement. On n’a pas non plus entendu un communiqué officiel du gouvernement sur le sujet. Quand cela arrivera, on avisera. Nous avons fait des propositions de découpage électoral parce que le découpage de 2011 présentait beaucoup de déséquilibres», indique le ministre Abouo N’dori Raymond vice-président du Front populaire ivoirien (FPI) chargé de la stratégie électorale de ce parti, joint au téléphone par PolitikAfrique.info.

Selon une source proche de la Commission électorale indépendante (CEI), aucune mise à jour du découpage électoral n’est prévue.
« La CEI avait souhaité sur proposition des partis politiques notamment de l’opposition, qu’un nouveau découpage électoral se fasse avant les prochaines élections que sont les législatives, les municipales et les régionales. Il a été mis sur pied à cet effet un comité ad’ hoc pour réfléchir à la question. Des propositions ont été faites aux gouvernants. Mais il n’y a pas eu de retour favorable. Le gouvernement a signifié qu’il fallait faire avec le découpage qui existe », a révélé à Politikafrique.info sous le couvert de l’anonymat, un agent de l’organe en charge des élections en Côte d’Ivoire.

FPI

Pour le Pr Raymond Abouo N’dori, sa formation politique a formulé des propositions de réajustement du découpage électoral, remises au gouvernement, la CEI, l’ONUCI les chancelleries, les organisations de la société civile.

Il estime que la Côte d’Ivoire doit connaître « un accroissement du nombre de députés qui doit passer de 255 à 301 sièges ». Mais, si cela n’est pas acquis, il indique que le FPI participerait aux prochaines élections.

« Dans tous les cas, si des gens pensent qu’en n’augmentant pas le nombre de siège, nous n’irons pas aux élections, ils se trompent. Avec ou sans un nouveau découpage nous irons aux élections», coupe-t-il court.

« Nous allons repartir en discussion. Nous allons faire du lobbying, parce qu’il ne serait pas normal que de 2011 à 2016, qu’il n’y ait pas d’augmentation. Ce serait la première fois qu’on voit qu’il n’y ait pas d’augmentation d’une législature à une autre. Il faudrait qu’on en donne les raisons.
Courant avril 2016, dans une réflexion publiée sur le site de son parti, Mamadou Koulibaly le président de Liberté pour la démocratie et la république (Lider) indiquait qu’il était nécessaire de procéder à l’actualisation du découpage électoral. Selon lui, « En l’état actuel des choses, cela représente un ratio d’un député pour 88.907 habitants et d’un député pour 24.706 électeurs ».

Alors que poursuit-il, « en Allemagne, la moyenne est de 01 député pour 131.800 habitants et d’un député pour 97.305 électeurs. En France, le ratio est de 1 député pour 113.000 habitants et un député pour 74.000 électeurs. En Inde, 1 député représente 1.500.000 électeurs. Au Brésil, ce sont 265.000 inscrits sur les listes électorales qui sont à la charge d’un député. Sur le continent, en Afrique du Sud, il y a un député pour 135.005 habitants et pour 63.470 électeurs ».

Il est évident qu’au sein de l’opposition, la divergence est palpable sur le sujet.

Pour l’heure, le Gouvernement est muet sur la question. Au regard des enjeux de la réconciliation nationale, les ivoiriens voudraient que tout soit mis en œuvre afin de rassurer toutes les parties.
Toutefois, la question qui se pose est le chapitre sur lequel seront financés les nouveaux postes au moment où les partenaires au développement exigent une réduction des dépenses publiques.
Dans tous les cas, l’opposition ne tient pas à se limiter à une question de postes à créer. Une bonne touche démocratique et une option qui ne ferait que conforter l’ensemble des électeurs dont certains avaient en 2012, boycotté ces élections législatives. Au nom du « Gbagbo ou rien ». Le temps aura finalement fait son effet et l’appel du Président Ouattara, entendu par les cadres de l’opposition pour la participation à la reconstruction démocratique du pays.

Richard YASSEU

Article publié avec la collaboration de de POLITIKAFRIQUE.INFO 




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