Simone Gbagbo : « Il m’aurait giflée si je lui faisais la suggestion » d’abandonner le pouvoir

Le procès de Simone Gbagbo pour « crime contre l’humanité » bat son plein à Abidjan. Interrogée à la barre par le juge du tribunal d’Abidjan, l’épouse de Laurent Gbagbo continue de donner sa version des faits sur le déroulement de la crise post électorale.

 

Alors que l’on la présentait comme celle qui aurait obligé son mari à se maintenir coûte que coûte au pouvoir, Simone Gbagbo soutient le contraire. À la question du juge Bouakhi Kouadio : « Pourquoi n’avez-vous pas demandé à votre mari d’abandonner le pouvoir ? », madame Gbagbo répond, non sans faire rire la salle, que cela n’aurait pas plu à Laurent Gbagbo.

C’est lui  le vainqueur, il m’aurait giflée si je lui faisais la suggestion, dit-elle.

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Concernant le rôle joué par les jeunes patriotes durant la crise post électorale, celle qu’on appelait la dame de fer a défendu leur action. Ce groupe de jeunes pro-Gbagbo, dirigé par Charles Blé Goudé, est accusé de violences, de meurtres et de tortures. À Simone Gbagbo de soutenir que toutes ces accusations sont fausses. «Je n’ai jamais vu de patriotes en armes  » déclare-t-elle, se disant même “choquée quand on les accuse d’exactions”. Mieux, elle estime que les actions des jeunes patriotes étaient tout simplement louables,

les patriotes ont fait œuvre utile en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens devraient s’aligner pour leur dire merci, estime t-elle.

Quant au mode de financement de ce mouvement, bien que participant à certaines de leurs activités, Simone Gbagbo affirme ne pas être celle qui finançait.

Je participais à leurs manifestations, notamment des meetings, mais je n’étais pas leur financier

A 66 ans, Simone Ehivet Gbagbo qui écope déjà d’une peine d’emprisonnement de 20 ans pour atteinte à la sûreté de l’État, est jugée depuis le 31 mai pour “crimes contre l’humanité” commis lors de la crise post électorale de 2010-2011.

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